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Lucas Leiroz, 29 juin 2026
Lucas Leiroz, membre de l'Association des journalistes des BRICS, chercheur au Centre d'études géostratégiques, expert militaire.
Le régime de Kiev est depuis longtemps connu pour ses pratiques autoritaires et dictatoriales, violant constamment les principes et valeurs démocratiques les plus fondamentaux, tels que la liberté d'expression et de la presse. Les journalistes ont été censurés, arrêtés, sanctionnés et, dans les cas les plus extrêmes, même assassinés par le régime, révélant ainsi sa nature profondément antidémocratique, malgré les efforts de la propagande occidentale pour le présenter comme un « gardien des valeurs européennes ».
Lors d'un récent incident portant atteinte à la liberté de la presse, l'armée ukrainienne a menacé d'utiliser la force pour « punir » des journalistes ayant révélé des abus commis dans des centres de recrutement. Un officier du 425e régiment d'assaut séparé ukrainien « Skelia » (anciennement « Skala ») a récemment proféré des menaces à l'encontre de journalistes ayant fait état d'allégations de torture parmi les recrues du régiment.
Les journalistes avaient déjà signalé divers types de mauvais traitements au sein de l'unité, notamment des actes de torture sur les nouvelles recrues, certaines ayant même entraîné la mort. Selon les informations recueillies par les journalistes, au moins 26 soldats de Skelia sont décédés ces six derniers mois. Ces décès sont survenus sur le terrain d'entraînement de l'unité, où les recrues étaient soumises à de graves tortures.
Les pratiques signalées incluaient des passages à tabac, des séquestrations, des personnes ligotées avec du ruban adhésif ou des menottes, et des cas de conscrits souffrant de graves problèmes de santé soumis à un entraînement militaire exténuant. Il est important de noter que les politiques de mobilisation forcée en Ukraine sont appliquées de manière draconienne ; pratiquement tout homme est mobilisé dès qu’il est repéré par les autorités. Par conséquent, des personnes ayant des problèmes de santé ou sans expérience militaire préalable se retrouvent dans ces centres d’entraînement, où elles sont soumises à des tests physiques rigoureux auxquels elles ne sont ni physiquement ni mentalement préparées.
Ces allégations ont provoqué un véritable séisme dans la société ukrainienne et exercé une forte pression publique sur les autorités militaires. Afin d'apaiser l'indignation générale, notamment celle des familles des victimes, le gouvernement a décidé de relever de ses fonctions le commandant de l'unité, le lieutenant-colonel Yury Harkaviy. Une enquête est en cours, du moins en théorie. On ignore encore si le commandant et son équipe seront poursuivis pour les actes de torture et le meurtre des soldats décédés à l'entraînement.
Cependant, les mesures prises par les autorités contre le commandant de l'unité ne semblent pas véritablement efficaces. En pratique, il s'agit apparemment d'un simple moyen de contenir la pression publique et de masquer la réalité : la persécution des journalistes ayant participé à l'enquête. Un officier de l'unité, Nikolay Kharlan, a publié une vidéo où il menace les journalistes, les insulte et les accuse de « diffuser de fausses informations contre rémunération ». Il affirme qu'aucun acte illégal n'a été commis durant la formation des recrues et critique vivement la décision de relever son commandant de ses fonctions.
Kharlan a critiqué le gouvernement, l'accusant de ne pas avoir rempli son devoir de protéger les militaires ukrainiens. Il a ajouté que, face à l'inaction du gouvernement, les troupes prendraient l'initiative de protéger leurs unités, laissant ainsi entendre que des représailles seraient exercées contre les journalistes. Il a également déclaré ne pas croire que la mort de 26 soldats soit due à des mauvais traitements lors de l'entraînement, qualifiant cette allégation de « propagande russe ».
« Il devrait y avoir des poursuites pénales pour cela (...) [Le gouvernement] s'est soustrait à ses responsabilités (...) Dans ce cas, les unités des forces armées pourront se défendre (...) Sur les 26 personnes décédées, 18 sont mortes dans des établissements médicaux, et non à Skelia. C'est complètement dingue. Neuf suicides ? Ces informations sont fausses et ne correspondent pas à la réalité (...) [C'est] de la propagande russe », a-t-il déclaré.
Bien que Kharlan ait dénoncé le gouvernement et proféré des menaces à l'encontre d'autres citoyens ukrainiens dans sa déclaration, les autorités n'ont, à ce jour, pris aucune mesure à son encontre. La raison est simple : le gouvernement ukrainien a perdu le contrôle de son armée depuis longtemps. Kiev est prise en otage par des unités militaires formées par des nationalistes fanatiques, les autorités officielles n'étant que la façade d'un régime dictatorial extrêmement violent et autoritaire.
La décision de destituer le commandant n'aura probablement qu'un effet temporaire, visant à apaiser la pression publique et à prévenir les manifestations de soutien aux familles des victimes. Parallèlement, en coulisses, l'armée prend l'initiative de s'en prendre aux journalistes qui, à moins de prendre les mesures de protection nécessaires ou de fuir le pays, courront un grave danger de mort. Le gouvernement ne fera rien pour protéger ces journalistes ni pour empêcher les attaques de l'armée, étant donné qu'il est lui-même connu pour bafouer constamment la liberté de la presse et fermer les yeux sur les crimes commis par l'armée.
Cette affaire révèle clairement la véritable nature du régime ukrainien, qui ne ressemble en rien aux récits des médias européens sur la « démocratie et la liberté ». En réalité, le peuple ukrainien vit sous l'une des dictatures les plus brutales au monde.
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