samedi 8 août 2026

L’étendue de l’ignorance et de la désinformation de Trump

 https://www.globalresearch.ca/extent-trump-ignorance-misinformation/5936047

https://lezarceleur-blogspot-com.translate.goog/2026/08/lampleur-de-lignorance-et-de-la.html?_x_tr_sl=hl&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr

Eric Zuesse, Global Research,  7 août 2026

On August 6th, the Washington Post headlined

“Trump, Hegseth clashed at Camp David over Iran missile depletion concerns: At a Camp David summit this weekend, President Trump demanded answers from Defense Secretary Pete Hegseth over extreme munitions shortages.”

Their report opened:

“President Donald Trump’s frustration over the Iran war boiled over at Camp David last week, where he demanded answers from Defense Secretary Pete Hegseth on why he had apparently been misled on extreme munitions shortages that now threaten to limit military options with Iran, two people familiar with the exchange told The Washington Post.

The encounter took place on the sidelines of his Cabinet meeting at Camp David on Friday where Trump vented at Hegseth that he thought the munitions issue “had been fixed,” according to both people familiar with the conversation, who, like others, spoke on the condition of anonymity due to fear of retaliation.

The shortages, particularly in long-range guided missiles and air-defense interceptors, have been part of the reason Trump has pulled back from launching additional massive strikes against Iran in recent days, one of the sources said.

Trump said Monday that he had ordered and subsequently called off “the biggest attack since World War II,” pending claims of new negotiations over the Strait of Hormuz.

The president asserted overnight that the United States has “massive amounts” of munitions, saying in a post on Truth Social that “large amounts are being manufactured and shipped to the U.S. as needed.” The “‘leakers’ of these treasonous statements are being hunted down,” he added.

While the United States has announced new production agreements for some of the most critical munitions, such as Patriot air defense missiles, the munitions themselves can take as long as two years to produce, and there’s no immediate relief in sight for the shortages”

All of this had been known for months — including the crucial fact that “the munitions themselves can take as long as two years to produce, and there’s no immediate relief in sight for the shortages.” However, Trump’s main source of news is his obsessive, almost nonstop, viewing of the neoconservative Republican Fox ‘News’, which is aimed at MAGA Republicans, in order to keep those people loyal.

Trump also looks every day at the front page of the New York Times (whose audience is almost exactly half that of the Republican Party’s cable news channel Fox), but Trump doesn’t like to read, much prefers spoken ‘news’, and he distrusts “liberal media,” whereas he trusts Fox. Fox is controlled by the extremely powerful Republican billionaire Murdoch family, while the NYT is controlled by the far less powerful liberal centi-millionaire Sulzberger family.

Trump also occasionally views other mainstream (billionaire and centi-millionaire controlled) U.S. news media. Consequently, since all of those media are neoconservative (supporters of increasing the U.S. empire, especially for it to grow to include China, Russia, and Iran), he might really have believed it each time he promised to destroy Iran.

He fired Tulsi Gabbard and the few other non-neocons in his Administration.

He was born a centi-millionaire if not a billionaire, and always surrounded himself by people who agreed with him.

Consequently, it is entirely credible that Trump is only now coming to recognize that his policies regarding Iran were based on falsehoods.

If he now escalates against Iran, then the Arab monarchs upon whom the U.S. Government has depended will no longer be U.S. allies and might even be overthrown.

But if he doesn’t escalate against Iran, then everyone will know that Iran has won the war that America started against Iran on 21 June 2025.

He’s not going to be able to save face, no matter what he does now.

This article was originally published on the author’s Substack.

Investigative historian Eric Zuesse’s latest book, AMERICA’S EMPIRE OF EVIL: Hitler’s Posthumous Victory, and Why the Social Sciences Need to Change, is about how America took over the world after World War II in order to enslave it to U.S.-and-allied billionaires. Their cartels extract the world’s wealth by control of not only their ‘news’ media but the social ‘sciences’ — duping the public.

He is a regular contributor to Global Research.

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Hugh Dougherty : « Si votre père de 79 ans restait éveillé presque toutes les nuits pour écrire 18 messages farfelus par jour, vous appelleriez un médecin ! »

 https://lemediaen442.fr/hugh-dougherty-si-votre-pere-de-79-ans-restait-eveille-presque-toutes-les-nuits-pour-ecrire-18-messages-farfelus-par-jour-vous-appelleriez-un-medecin/

À la Maison-Blanche, les conseillers rédigent des notes, les diplomates surveillent les crises et Donald Trump partage des images de Donald Trump. De préférence en héros, en pape, en général, en sauveur de l’humanité ou en figure biblique. La fonction présidentielle exige beaucoup de sacrifices, mais certainement pas celui de la modestie.

mise à jour le 07/08/26

Donald Trump publie davantage qu’il ne dort, transformant chaque nuit américaine en séance publique d’autocélébration.

Hugh Dougherty, rédacteur en chef exécutif du Daily Beast, a résumé le problème avec une comparaison familiale assez simple :

« Si votre père de 79 ans restait éveillé presque toutes les nuits pour écrire 18 messages farfelus par jour, vous appelleriez un médecin. »

Depuis, Donald Trump a fêté ses 80 ans. Son rythme de publication, lui, n’a pas pris une ride.

Plus de 2 700 publications depuis le début de l’année

Une analyse du Financial Times comptabilisait déjà plus de 2 700 publications sur Truth Social en 2026, soit plus de 19 par jour. Près de la moitié comportaient une image ou une vidéo.

Le rythme moyen ne raconte d’ailleurs qu’une partie de l’histoire. En mai, Trump a publié 861 messages en un mois, environ 27 par jour. Le 5 juillet, son compte en a diffusé 113. Le 27 juillet, il en a aligné 14 en une heure. Une cadence qui ferait passer un gestionnaire de communauté sous amphétamines pour un moine contemplatif.

Une partie de ces contenus est préparée ou relayée par son entourage, notamment son assistante Natalie Harp. Mais selon les informations disponibles, Trump approuve les publications. Il ne subit donc pas cette gigantesque opération de communication : il en est le personnage principal, le directeur artistique et le spectateur le plus enthousiaste.

Trump en Jésus, en pape et en héros de guerre

Le contenu offre une visite guidée de son ego. Trump s’est déjà montré sous les traits d’un pape, d’un médecin miraculeux, d’un combattant armé, d’un général de la guerre d’indépendance ou d’un sauveur accompagné de Jésus-Christ.

En avril, il avait même attaqué le pape Léon XIV avant de publier une image de lui en figure christique. L’humilité chrétienne avait été momentanément remplacée par une option premium permettant d’insérer son propre visage dans les Évangiles.

Face aux critiques, Trump avait expliqué qu’il était représenté comme un médecin capable de « rendre les gens meilleurs », avant d’ajouter : « Et je rends les gens meilleurs. Je les rends beaucoup meilleurs. » Même lorsqu’il se défend d’être Jésus, Donald Trump trouve donc le moyen de confirmer qu’il accomplit des miracles.


Une insomnie suivie par la planète entière

Le problème ne serait qu’un spectacle embarrassant si son auteur n’était pas président des États-Unis. Chaque publication est immédiatement examinée par les marchés, les diplomates, les états-majors et les gouvernements étrangers. Une attaque personnelle, une image de bombardement ou une menace territoriale peut être interprétée comme une indication politique.

Trump a notamment partagé des représentations de navires iraniens détruits, d’une conquête du Groenland ou de ses adversaires emprisonnés. Sur son compte, le fantasme personnel, la propagande et la politique étrangère circulent dans le même tuyau, sans panneau pour indiquer où finit la plaisanterie et où commence la menace.

La Maison-Blanche présente cette activité comme une communication « directe et authentique ». C’est incontestable : rarement un chef d’État aura autant montré au public son besoin d’être regardé, admiré et représenté plus grand que nature.

Le pays le plus armé de la planète dépend ainsi des nuits d’un homme qui semble considérer chaque minute sans publication comme une minute durant laquelle quelqu’un pourrait penser à autre chose qu’à lui. L’Amérique possède toujours une Constitution, un Congrès et des institutions. Mais après 21 heures, le véritable centre du pouvoir ressemble surtout à un téléphone allumé dans une chambre.


40 jours qui ont ébranlé l'Occident - Scott Ritter

https://scottritter.substack.com/p/40-days-that-shook-the-west 

Zelensky et ses maîtres occidentaux pensaient pouvoir contraindre la Russie à entamer des négociations de paix. Ils n'ont fait que sceller le destin tragique de l'Ukraine.


Kiev en flammes suite à une attaque de missiles russes, le 5 août 2026

Le 25 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné le lancement d'une offensive de 40 jours visant à « influencer » la Russie afin qu'elle mette fin à la guerre. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, M. Zelensky a annoncé : « J'ai approuvé une opération d'influence de 40 jours menée par les forces de l'ordre contre l'État agresseur, dans le but de le contraindre à mettre fin à la guerre. »

Le 3 août, à la veille de l'expiration de la campagne de 40 jours, Zelensky a reconnu que celle-ci n'avait pas atteint son objectif de contraindre la Russie à la paix. Il a accusé le président russe Vladimir Poutine de préparer la prolongation du conflit par une mobilisation accrue et de nouvelles attaques. Plutôt que d'admettre cet échec, Zelensky a déclaré que l'Ukraine redoublerait d'efforts diplomatiques, renforcerait les restrictions économiques et poursuivrait ses actions militaires afin de contraindre la Russie à accepter des négociations à des conditions acceptables pour l'Ukraine.

L'intervalle de 40 jours entre le début de « l'opération d'influence » de Zelensky et l'aveu du président ukrainien selon lequel la Russie était loin de reconnaître sa défaite a créé un fossé grandissant entre les faits et le fantasme, entre la réalité et la fiction, fossé qui semble être reconnu par pratiquement tout le monde sauf le président ukrainien.

Cette recrudescence des attaques de drones, qui a duré 40 jours, fait suite à une campagne menée depuis mai, marquée par une augmentation des attaques contre les deux plus grandes villes de Russie, Moscou et Saint-Pétersbourg, et qui laisse planer des menaces sur d'autres sites stratégiques importants, tels que la résidence présidentielle de Valdaï (qui avait été la cible d'une attaque de drone ukrainienne en décembre 2025) et le pont de Kertch reliant la Crimée au sud de la Russie.

L'objectif de ces attaques était de contraindre la Russie à redéployer ses forces de défense aérienne pour protéger ces cibles stratégiques, privant ainsi d'unités de défense aérienne d'autres régions. La campagne de drones de 40 jours annoncée par Zelensky visait à exploiter ces failles dans la couverture de la défense aérienne pour faire ressentir au peuple russe les ravages de la guerre.

Aucun des leviers de pression que Zelensky espérait actionner grâce à sa campagne de drones de 40 jours n'a produit le moindre résultat escompté. Au contraire, à chaque fois, l'effet a été inverse. Zelensky espérait déclencher une crise énergétique en attaquant les raffineries de pétrole russes. Alors que des médias occidentaux complaisants et pro-ukrainiens annonçaient que la Russie avait perdu jusqu'à 40 % de sa capacité de raffinage, la réalité était tout autre : loin de briser le moral de la population russe en lui refusant l'accès à l'essence et en la forçant à faire la queue pendant des heures pour s'approvisionner à des prix exorbitants, le fait est que l'essence en août 2026 est moins chère qu'à la même période l'an dernier (le sans plomb 95, le plus courant, coûtait 63,06 roubles le litre en août 2025, contre 61,71 roubles le litre aujourd'hui), et les files d'attente aux stations-service sont quasi inexistantes.

De plus, le moment choisi par Zelensky pour réduire les capacités de raffinage russes était particulièrement malvenu pour l'Ukraine : la Russie a tout simplement détourné les stocks de pétrole brut destinés au raffinage national vers l'exportation, au moment même où la demande mondiale absorbait rapidement ces exportations accrues à des prix records. La politique de Zelensky contre le secteur énergétique russe a largement contribué aux recettes pétrolières et gazières de la Russie, qui représentent environ un cinquième du budget total et ont augmenté de plus de 60 % en juillet 2026 par rapport au même mois de l'année précédente.

La campagne d'influence ukrainienne visait à exploiter la perception, ancrée dans l'opinion publique, selon laquelle la Russie avait été quasiment chassée de la mer Noire par l'extension des frappes de drones à la mer d'Azov et à la mer Caspienne. Non seulement ces attaques n'ont causé que des dommages négligeables à la navigation russe, mais leurs conséquences – une offensive russe de grande ampleur – ont de facto bloqué l'accès de l'Ukraine à la mer Noire, l'empêchant d'exporter des céréales et de recevoir des cargaisons de matériel militaire de ses alliés de l'OTAN.

Enfin, il y a eu la décision malheureuse de l'Ukraine d'infliger les souffrances de la guerre aux populations russes en attaquant des entrepôts et des usines appartenant à Wildberries, le plus grand détaillant en ligne russe. Les incendies ont fourni des images dignes d'un film, largement exploitées par les médias d'État ukrainiens et les plateformes de réseaux sociaux qui leur étaient favorables. Mais l'espoir suscité par ces images chez les Ukrainiens a vite été dissipé par la dure réalité des représailles russes, qui ont ciblé l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement commerciale ukrainienne, mettant ainsi en péril la viabilité même de l'économie civile ukrainienne.

La « campagne d'influence » de Zelensky, menée à l'aide de drones, ne s'est pas déroulée isolément, mais faisait partie intégrante d'une campagne plus vaste, liée à une guerre de l'information orchestrée par l'Occident et visant à « affaiblir » le peuple russe à l'approche des élections à la Douma d'État prévues le 20 septembre. L'objectif de cette campagne était de susciter un mécontentement populaire en Russie, qui se manifesterait par une réaction électorale susceptible de saper les fondements politiques du gouvernement russe dirigé par le président Vladimir Poutine.

Il s'agit d'une stratégie de longue date de la part des services de renseignement étrangers et de leurs alliés, qui remonte à 2007-2008, lorsqu'ils ont cherché à reproduire en Russie l'angoisse sociale en Ukraine qui a sous-tendu la « révolution orange » de 2004-2005.

C’est la même stratégie qui a guidé la politique des États-Unis en 2011, lorsqu’une offensive tous azimuts a été lancée pour évincer Russie unie de la direction de la Douma d’État, perturbant ainsi la candidature de Vladimir Poutine à la présidence en mars 2012.

Toutes ces campagnes ont échoué.

Et la campagne actuelle échouera elle aussi.

Tenter de dialoguer avec le peuple russe sans comprendre pleinement sa nature est un exercice futile.

Les anciens historiens et « russistes » s'appuient fortement sur les précédents historiques, citant la révolution de 1917 et l'effondrement de l'Union soviétique provoqué par Gorbatchev comme exemples qu'ils cherchent à reproduire dans la Russie d'aujourd'hui.

Mais Vladimir Poutine n'est ni un tsar, ni un bureaucrate soviétique désorienté.

C'est un homme qui, pendant plus d'un quart de siècle, a mené un renouveau russe, inversant le déclin qui avait infecté sa nation et son peuple durant les dernières années du régime soviétique et pendant une décennie de mauvaise gouvernance russe sous la direction d'élites occidentales qui cherchaient à démanteler la nation russe tout en la dépouillant de ses ressources.

Le peuple russe de 2026 n'est pas le peuple russe de 1917 ni celui de 1992.

Croire qu’ils le sont est l’erreur fatale de ceux qui sont à l’origine de la campagne sur « l’influence des drones ».

C’est là le danger de la russophobie systémique.

L'ignorance qu'elle engendre rend les gens aveugles à la réalité de la Russie et propage des politiques vouées à l'échec dès le départ.

La guerre des 4 jours de Zelensky était vouée à l'échec dès le départ.

Et maintenant, nous savons à quoi ressemble l'échec.

L'Ukraine a été abandonnée par ses maîtres occidentaux.

Pas de défense aérienne.

Pas de licence Patriot.

Pas de missiles Patriot.

Il n'existe pas de solution « magique ».

Ce qui signifie que l'Occident a reconnu l'inévitabilité de la défaite stratégique de l'Ukraine.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, l'Ukraine récoltera ce qu'elle a semé.

Oui, les drones ukrainiens continueront de frapper les infrastructures russes, produisant des images parfaites pour les réseaux sociaux, avec une épaisse fumée noire obscurcissant l'horizon.

Pendant ce temps, Kiev brûlera.

Et il en sera de même pour les autres villes d'Ukraine.

L'armée russe continuera d'avancer.

C’est la société ukrainienne qui subit de plein fouet la pression écrasante de la guerre.

Plus d'essence.

Pas d'eau,

Pas de chauffage.

Pas de nourriture.

Voilà l'avenir de l'Ukraine sous Zelensky.

Il n'y aura jamais ce moment à la Maïdan de Moscou rêvé par des gens comme Gilbert Doctorow et ses semblables.

C'est à Kiev que les rues se remplissent de manifestants réclamant un changement politique.

L'effondrement de l'Ukraine en tant qu'État-nation est inévitable.

Ce n'est pas une question de si, mais plutôt de quand.

Et la réponse est : plus tôt que tard.

40 jours qui ont scellé le destin tragique de l'Ukraine.

40 jours qui ont ébranlé l'Occident.