La déclaration de Trump selon laquelle « Dieu est avec les États-Unis » n'est pas simplement l'expression d'un mégalomane exalté. C'est l'expression d'un impérialisme qui, depuis des siècles, s'arroge le droit de dominer le monde, en présentant cela comme une sorte de mandat divin, à l'instar du nazisme hitlérien avec son slogan « Gott Mit Uns » (« Dieu est avec nous »).
Trump a affirmé que Dieu soutient les actions des États-Unis dans la guerre contre l'Iran. « Je le crois, car Dieu est bon », a-t-il dit, « et Dieu veut que l’on prenne soin des gens ». Le secrétaire à la Guerre Hegseth lui a fait écho en utilisant la métaphore de la crucifixion, de la mort, de l’enterrement et de la résurrection de Jésus pour décrire le sauvetage du colonel du chasseur-bombardier américain abattu en Iran.
« Vous voyez, abattu vendredi, le Vendredi saint ; caché dans une grotte, dans une crevasse, tout au long du samedi ; et sauvé dimanche », a déclaré Hegseth. « Transporté hors d’Iran alors que le soleil se levait le dimanche de Pâques, un pilote ressuscité ». Alors qu’il affirmait cela, Trump écrivait sur son compte Twitter en référence à l’Iran : « Une civilisation entière va mourir, pour ne plus jamais revenir. 47 ans d’extorsion, de corruption et de mort vont enfin prendre fin. Que Dieu bénisse le grand peuple iranien ! ».
Le pape, sans nommer directement Trump, a déclaré que « Dieu n'écoute pas les prières de ceux qui font la guerre ». Le sous-secrétaire du Dicastère du Vatican pour la culture et l'éducation, Antonio Spadaro, a expliqué : « Ce que le pape entend faire, c'est démanteler cette logique selon laquelle Dieu, avec son armée céleste, prendrait parti pour un camp. C'est une manière de s'approprier le divin. Depuis l'époque nazie, et même avant, « Gott Mit Uns » (« Dieu avec nous ») a toujours été un moyen de justifier la guerre, l'effusion de sang et les conflits, en élevant le conflit à un niveau métaphysique et théologique, à savoir la victoire du bien sur le mal ».
La déclaration de Trump selon laquelle « Dieu est avec les États-Unis » n’est pas simplement l’expression d’un mégalomane exalté. C’est l’expression d’un impérialisme qui, depuis des siècles, s’arroge le droit de dominer le monde, en le présentant comme une sorte de mandat divin, à l’instar du nazisme hitlérien avec son slogan « Gott Mit Uns » (« Dieu est avec nous »).
Il n’est pas surprenant que ce slogan soit aujourd’hui repris par le président Trump, le milliardaire qui représente les intérêts de la partie la plus riche des États-Unis d’Amérique : celle-ci est composée de 900 milliardaires qui possèdent au total une fortune supérieure à 6 700 milliards de dollars. Il y a un peu plus d’une décennie, les États-Unis comptaient la moitié des milliardaires actuels, avec une fortune totale estimée à 2 600 milliards de dollars hors acquisitions. Dans l'ensemble, les milliardaires se sont rangés du côté du Parti républicain de Trump. Lors de la campagne électorale de 2024, plus de 80 % des dons provenant des 100 Américains les plus riches ont été versés aux républicains.
« La guerre avec l'Iran, écrit le Wall Street Journal, rend l'économie américaine plus dominante que jamais. Le fait d'être l'un des principaux exportateurs d'énergie confère à Trump un avantage sur les autres pays ». Cela est confirmé par le fait que, tandis que les livraisons de gaz russe à bas prix à l'Union européenne ont chuté de manière drastique à la suite des sanctions contre la Russie et du sabotage du gazoduc Nord Stream par les États-Unis, les livraisons de gaz américain à prix élevé à l'Union européenne sont en forte augmentation. Et ce n’est pas un hasard si les deux plus grandes opérations militaires de l’administration Trump ont été menées contre le Venezuela, le pays disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde, et contre l’Iran, qui occupe la troisième place mondiale en termes de réserves de pétrole et la deuxième place après la Russie en termes de réserves de gaz naturel.
La guerre contre la Russie, le Venezuela, l'Iran, la Palestine et d'autres pays du Moyen-Orient – à laquelle s'ajoutent les préparatifs de guerre contre la Chine – s'inscrit dans la même stratégie. L'Occident, qui a dominé le monde pendant des siècles, perd du terrain et recourt de plus en plus à la guerre pour maintenir à tout prix sa prédominance. Au risque de mener le monde à la guerre nucléaire.
Dans une telle situation, les paroles du Pape prennent tout leur sens : « Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux retombées de haine et de division que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que nous ressentons pourtant tous. Il y a une mondialisation de plus en plus marquée de l’indifférence, pour reprendre une expression chère au pape François ». Sur ce concept fondamental, Don Carlo Maurizi lance un appel crucial.
Manlio Dinucci
VIDEO:
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La situation dans le détroit d'Ormuz a atteint un niveau de tension critique après une manœuvre de démonstration de la marine américaine et une vive réaction de Téhéran.
Selon Axios, citant un haut responsable américain, des destroyers de l'US Navy ont traversé cette voie maritime stratégique afin de garantir la sécurité de la navigation et de rassurer les armateurs.
Ces actions ont suivi l'annonce par le président Donald Trump du lancement d'une opération de déminage dans le détroit.
Un groupe de navires de guerre a traversé le détroit, pénétrant dans le golfe Persique, avant de faire demi-tour vers la mer d'Arabie. Cette action visait à démontrer l'engagement de Washington à maintenir la liberté de navigation dans la région, malgré les protestations et les menaces des dirigeants iraniens.
Cependant, la démonstration de force américaine a failli dégénérer en confrontation militaire directe aux conséquences imprévisibles.
L'agence de presse iranienne Fars a rapporté que les forces armées de la République islamique ont immédiatement détecté les mouvements du destroyer américain et transmis l'information à leur délégation diplomatique présente aux pourparlers.
Selon certaines sources, Téhéran a envoyé une notification d'urgence au négociateur pakistanais, déclarant qu'elle attaquerait le navire américain dans les trente minutes si celui-ci continuait de pénétrer plus profondément dans les eaux sous contrôle iranien.
Ouvrir
le réseau social X Twitter le matin est toujours une épreuve.
L’algorithme vous met sous les yeux les exactions du jour de l’État
israélien . Assassinats de journalistes, de médecins, d’infirmiers ,meurtres d’enfants, bombardements de zones civiles, épandages de poison
sont des zones agricoles pour les stériliser, ratonnades quotidiennes et
violentes contre les Palestiniens en Cisjordanie sous la protection de
l’armée etc. etc. Et maintenant, il faut en plus supporter les
jérémiades de ceux qui se présentent comme des victimes, qualifiant
d’atrocités le fait que les ripostes iraniennes à leur agression et à
leurs crimes de guerre, les empêchent de dormir…
Ce matin, c’était
le spectacle de ces milices néonazies de colons israéliens protégés par
l’armée qui détruisent des champs d’oliviers séculaires appartenant aux
occupants légitimes de cette terre, que ces monstres fanatiques ont
décidée de leur voler.
Désormais,
comme l’a fait l’ancien chef d’état-major de l’armée israélienne,
qualifier Israël d’État néonazi est insuffisant. Les nazis soutenus par
le peuple allemand, se cachaient pour commettre leurs horreurs. Les
nazis israéliens, non seulement ne se cachent pas, mais ils les assument
et même les revendiquent. Des milliers de messages, de vidéos,
d’articles, d’interview télévisées renvoient à une volonté génocidaire.
Montrant ainsi au monde ce qu’est aujourd’hui la VÉRITÉ D’ISRAËL. En
posant aussi la question qui taraude : pouvait-il être autre chose ?
Écoutons l’ancien Moshe Feiglin dans l’émission la +regardée de la télévision israélienne
« Comme
Hitler l’a dit : « Je ne peux pas vivre si un seul Juif reste », on ne
peut pas vivre ici si un seul Palestinien reste à Gaza.»
Toutes les études d’opinion sur l’opinion publique israélienne sont
accablantes. Les horreurs qui se produisent depuis bientôt trois ans
sont massivement approuvées par la population.
Un
abject parmi les six nombreux abjects, incarne cette vérité à lui tout
seul. Itamar Ben Gvir un élu du peuple de la soi-disant « seule
démocratie du Proche-Orient » qui est un inamovible ministre de la
sécurité. Concentré de bestialité, il passe son temps à étaler sa
violence en appelant au meurtre
Ben Gvir arrose l’adoption de la loi néonazie de pendaison des seuls palestiniens : « nous les pendrons tous un par un ».
Contemplant les otages palestiniens ligotés et torturés Ben Gvir crache : « Les voyez-vous ? C’est ainsi qu’ils sont maintenant, mais il reste une chose à faire et c’est de les exécuter »
Ben Gvir : « Nous avons dépouillé les prisonniers dans les prisons de l’occupation de tout, et maintenant nous voulons prendre leurs vies. »
Habitant
palestinien de Cisjordanie : « J’ai des documents en main, ceci est ma
maison. » Ben Gvir : « Ça m’est égal. Partez dans les 2 heures, sinon
vous mourrez. »
Arrêtons-la-nous
là ce sont les quelques exemples glanés aujourd’hui. On trouve des
milliers de ces horreurs sur Internet. Qui caractérisent aujourd’hui la
vérité d’Israël.
Dans un silence occidental, français en
particulier, qui s’apparente purement et simplement à de la complicité.
Mais cela va plus loin aujourd’hui puisque dénoncer ces crimes, les
qualifier, protester contre les silences français officiels sera bientôt
interdit. L’infecte loi Yadan du nom de cette députée française
représentante officieuse de l’État israélien, sera bientôt discutée au
Parlement. Et a toutes les chances d’être adopté, soutenue qu’elle est
par la droite, le RN, et bien sûr le parti socialiste puisque son ancien
Président de la république en a signé la proposition. Tout comme bien
sûr Jérôme Guedj député socialiste et ardent défenseur avec son camarade
socialiste Julien Dray des horreurs israéliennes.
On ne
rentrera pas ici dans les détails de cette proposition scélérate,
simplement d’en rappeler la philosophie : selon ce texte critiquer
Israël sera antisémite. Les intentions sont on ne peut plus claires, et
tout le reste du bavardage. Madame Yadan a d’ailleurs craché le morceau.
Alors qu’elle prétendait de façon grotesque que son texte avait une
portée universelle (!!!!!) puisqu’il interdisait d’appeler à la
disparition d’un État (sa “négation”). Chacun sait très bien que c’est
faux, puisque personne ne considère que ceux qui ont appelé à la
disparition de la Yougoslavie, et qui y ont même contribué étaient des
criminels de droit commun. Pas plus que ceux qui se sont réjouis de la
disparition de l’Union soviétique. Ou que ceux qui préconise aujourd’hui
le démantèlement de la Russie
ou de l’Iran. Mais Madame Yadan va plus loin, puisque son fameux texte
universel d’interdiction de remettre en cause l’existence d’un État ne
s’appliquera pas l’État palestinien !
Pourquoi
se gêner quand on a autant d’amis dans notre pays. Qui sont autant de
complices des horreurs qui se déroulent tous les jours en Israël. Toutes
ces belles âmes qui appellent à la répression de ceux qui s’y opposent.
Ils
se sont même fendus d’une pétition en forme de rappel à l’ordre, au cas où les parlementaires français seraient pris d’un scrupule face cette
nouvelle violation de la liberté d’expression garantie par la
déclaration des droits de l’homme. Ou même soyons fous les membres du
Conseil constitutionnel se rappelleraient qu’ils ont prêté serment. Gare
à ceux qui vont commettre l’erreur d’écouter leur conscience. Comme dit
Blanche Gardin une mort sociale est vite arrivée.
Et
que l’on ne vienne pas s’abriter hypocritement derrière la jurisprudence à
venir, qui serait le fruit d’une magistrature soucieuse de la défense
des libertés. La Cour de cassation vient encore de nous montrer récemment qu’elle entendait rester en première ligne de la défense de l’État d’Israël.
Le président du Majlis, Mohammad-Bagher Ghalibaf, dirigera la délégation iranienne lors des pourparlers à Islamabad avec des responsables américains (Photo d'archives).
Malgré les profondes divergences entre les États-Unis et l'Iran, les pourparlers qui débutent demain à Islamabad ont de fortes chances d'aboutir. L'enjeu est trop important, et des points communs existent entre les deux dirigeants, notamment leurs intérêts économiques et commerciaux, qui l'emportent sur les considérations géopolitiques.
Le président Donald Trump a un homologue en la personne de Mohammad-Bagher Ghalibaf, président du Majlis et chef de la délégation iranienne, qui est lui aussi un milliardaire-homme politique autodidacte comme Trump et qui croit que toute bonne politique consiste principalement à créer de la richesse — pour soi-même comme pour le pays.
Leur ascension fulgurante en politique a certes été marquée par des parcours différents, mais Ghalibaf n'est ni un religieux ni un idéologue doctrinaire issu des séminaires religieux ( hawza ) ou des réseaux théologiques. Son atout stratégique réside dans son expérience révolutionnaire – le sens du sacrifice, le commandement et la loyauté institutionnelle – acquise au fil de sa longue expérience de la guerre contre l'Irak, d'abord au sein des Gardiens de la révolution, puis dans l'appareil d'État.
Alex Vatanka, auteur d'ouvrages sur l'Iran et chercheur principal au Middle East Institute, un think tank basé à Washington et financé par les États du Golfe persique et leurs pétrodollars, écrivait récemment : « Malgré sa rhétorique intransigeante et sa longue carrière au sein de l'appareil sécuritaire, Ghalibaf est l'une des rares figures importantes de Téhéran que l'on puisse qualifier à la fois d'initié du régime et d'acteur politique efficace. Issu de l'élite militaire de la République islamique, il s'est également efforcé pendant des années de transformer cette appartenance en une autorité gouvernementale plus large. C'est cette combinaison qui fait sa force. »
Le tournant décisif de la carrière de Ghalibaf survint en 1989 lorsqu'il obtint le poste de directeur général de la Fondation Mostazafan, une organisation caritative qu'il transforma avec brio en la deuxième plus grande entreprise commerciale du pays et en un vaste empire . Ces fondations – ou Bonyades, comme on les appelle – exercent, de par leurs liens avec les Gardiens de la révolution, un pouvoir politique considérable, contrôlent les secteurs clés de l'économie iranienne et constituent le ciment de son économie politique.
L'empire commercial de Ghalibaf, qui s'étendait aux infrastructures, à la construction, à l'immobilier, etc., lui a permis de tisser un réseau d'alliés et de partenaires fidèles, d'influencer la politique et de défendre ses intérêts. En retour, sa fortune sans précédent – il était réputé être l'Iranien le plus riche – et son influence ont fait de lui une figure incontournable de la politique iranienne.
Autant dire que Ghalibaf est l'interlocuteur idéal et incontournable pour Trump (et le vice-président J.D. Vance) afin de redresser la situation délicate des relations américano-iraniennes. L'entourage de Trump appréciera sans aucun doute son sens aigu des affaires. Téhéran a déjà proposé à l'administration Trump des opportunités commerciales prometteuses, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, à condition que les relations entre les deux pays soient normalisées.
C’est dans cette perspective qu’il convient d’examiner le plan en dix points présenté cette semaine par l’Iran. On peut affirmer qu’aucun obstacle majeur ne s’oppose à la conclusion d’un accord, maintenant que la question nucléaire a été largement négociée et qu’un accord est à notre portée.
Si l'on devait analyser en détail le plan en dix points de Téhéran , le principal point de blocage réside dans le dernier : « La fin de la guerre sur tous les fronts, y compris les opérations militaires contre le Hezbollah au Liban ». Cela tient aux intérêts spécifiques d'Israël, et au fait que l'Iran est conscient qu'une cessation permanente des hostilités dans la région est irréaliste sans l'assimilation des groupes de résistance. Cependant, le point positif est aujourd'hui la condamnation unanime de la tentative d'Israël d'annexer le territoire libanais avec les mêmes méthodes brutales qu'à Gaza. La communauté internationale attend de Trump qu'il joue un rôle déterminant pour persuader Israël de renoncer à la guerre et d'opter pour la voie du dialogue.
Les sept premiers points ne posent pas de problème majeur ; ils découlent directement de l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA). Le point 8, relatif à l’indemnisation des dommages infligés à l’Iran, et le point 9, concernant le retrait des troupes américaines de la région, présentent quelques difficultés à régler, mais un modus vivendi est envisageable. (De toute façon, il est peu probable que Trump soit désireux de reconstruire les bases américaines détruites, dont le coût se chiffre en milliers de milliards de dollars, puisqu’il abandonne l’ère des « guerres sans fin ».)
Fait significatif, Téhéran s'est abstenu d'insister sur sa demande au point 8, à savoir des « réparations de guerre », et réclame plutôt une « compensation ». C'est là qu'intervient la volonté des États-Unis d'accepter le contrôle iranien du détroit d'Ormuz. La « compensation » pourrait prendre la forme de revenus générés par un système de péage dans le détroit d'Ormuz, tandis que les réparations de guerre constituent un aveu de culpabilité et de crimes de guerre.
Trump n'a toujours pas pardonné à Barack Obama d' avoir débloqué les fonds iraniens dans le cadre des dernières étapes des négociations du JCPOA, soit environ 1,7 milliard de dollars de fonds iraniens gelés par l'administration de Jimmy Carter (dont 400 millions de dollars d'intérêts) en 1979 suite à la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran et à la détention de diplomates américains.
Trump semble ouvert à l'idée que l'Iran génère des revenus grâce à un système de péage dans le détroit d'Ormuz et a même évoqué, sur un ton badin, la possibilité d'une coentreprise avec l'Iran afin que les États-Unis puissent également en tirer profit.
L'essentiel est que Trump semble avoir perçu Ghalibaf comme un homme politique pragmatique, ouvert à des relations étroites avec les États-Unis et désireux de développer les liens commerciaux et économiques. Il ne serait pas surprenant que, si tout se déroule comme prévu, les deux hommes puissent même conclure un partenariat extrêmement lucratif. Trump est parfaitement conscient que l'Iran représente son dernier enjeu.
Politico a récemment rapporté que l'administration Trump « envisageait discrètement » Ghalibaf comme « partenaire potentiel, voire futur dirigeant ». Un responsable de l'administration a déclaré au journal que Ghalibaf était une « option intéressante », mais que le choix n'était pas définitif, les États-Unis devant encore le « tester » et évaluer d'autres candidats : « Nous ne pouvons pas nous précipiter. »
« Nous avons affaire à un homme que je crois être le plus respecté », a déclaré Trump, ajoutant qu’il ne s’agissait pas du « Guide suprême » et que son administration n’avait eu aucun contact avec Mojtaba Khamenei.
Ghalibaf a longtemps été considéré comme un protégé du défunt Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et un confident de son fils Mojtaba, le nouveau Guide — et était un ami proche du général Qassem Soleimani, l'une des figures les plus puissantes et charismatiques d'Iran, assassiné par la première administration Trump en 2020.
Sans surprise, l'accession au pouvoir de Ghalibaf a suscité des inquiétudes quant à l'enracinement du capitalisme de connivence et aux dangers de confondre les intérêts commerciaux et politiques dans l'économie politique iranienne, et rappellera constamment que la frontière entre les affaires et la politique est de plus en plus floue en République islamique.
Trump devrait trouver réconfortant de penser que Ghalibaf pourrait être l'équivalent iranien de Mikhaïl Gorbatchev, à propos duquel Margaret Thatcher avait déclaré après leur toute première rencontre au 10 Downing Street en 1984, avant même qu'il ne devienne le dirigeant du Kremlin : « Nous pouvons faire des affaires ensemble. »
Les élections en Hongrie sont en train de devenir un champ de bataille pour des intérêts politiques et des programmes opposés. D’un côté, l’aile souverainiste, pragmatique et favorable à la paix dirigée par l’actuel Premier ministre Viktor Orbán ; de l’autre, l’opposition menée par Peter Magyar et le parti Tisza, qui prône l’alignement avec Bruxelles.
Comme prévu, les institutions de l’UE, y compris les agences électorales, travaillent déjà à manipuler l’opinion publique hongroise et à inciter les citoyens locaux à soutenir l’opposition.
De récents sondages d’opinion menés par des organisations européennes montrent un net avantage pour Magyar et l’opposition.
Orbán est en retard d’au moins 10 points de pourcentage dans la plupart des sondages, ce qui indiquerait une défaite imminente pour le gouvernement actuel.
L’attente, selon les institutions européennes, est qu’il y aura une victoire écrasante pour l’opposition, avec Tisza remportant le plus grand nombre de sièges au Parlement – élisant ainsi facilement Magyar comme nouveau Premier ministre, empêchant Orbán d’obtenir un cinquième mandat consécutif.
Le principal problème, cependant, est qu’il n’est pas possible de faire confiance à ces « sondages » lorsque les institutions qui les mènent ont clairement un côté favori - celui de l’opposition.
Il n’y a pas d’impartialité dans l’UE : les organisations financées par Bruxelles veulent qu’Orbán soit battu, permettant ainsi un avenir de plus grand alignement politique entre Budapest et Bruxelles.
Opération True Promise 4 - 2e partie (d’une série en 3 parties)
Sam Parker
4 Le Yémen entre en guerre
Les
forces armées yéménites ont mené leur première opération militaire
depuis l'annonce de leur disponibilité à intervenir directement dans le
conflit en cours contre l'Axe de la Résistance, en ciblant des sites
militaires dans le sud de la Palestine occupée à l'aide d'une salve de
missiles balistiques. Le porte-parole des forces armées yéménites, le
général de brigade Yahya Saree, a confirmé l'opération samedi, déclarant
que des missiles balistiques avaient frappé des « objectifs militaires
sensibles appartenant à l'ennemi israélien dans le sud de la Palestine
occupée ». Cette frappe fait suite à un avertissement lancé vendredi par
Saree, dans lequel il indiquait que les forces armées yéménites étaient
prêtes à intervenir militairement directement si certaines lignes
rouges étaient franchies. Il a cité la formation d'alliances
supplémentaires aux côtés des États-Unis et d'« Israël » contre l'Iran
ou les États de l'Axe de la Résistance ; l'utilisation de la mer Rouge
comme base pour des opérations militaires hostiles contre l'Iran ou tout
pays musulman ; et l'escalade continue de l'agression
américano-israélienne. Le chef d'Ansar Allah, Abdul Malik al-Houthi, a
déclaré que les États-Unis et Israël poursuivaient un projet de
remodelage du Moyen-Orient et d'établissement du prétendu Grand Israël.
Il a souligné que le Yémen n'était pas neutre et soutenait la nation
islamique. Al-Houthi a affirmé que toute situation nécessitant une
riposte militaire serait traitée avec la plus grande vigilance, comme
lors des précédents affrontements, tout en réaffirmant que les activités
militaires du Yémen visaient des cibles précises. Le port saoudien de
Yanbu, utilisé par le royaume pour contourner le détroit d'Ormuz fermé
et acheminer son pétrole, est à portée des missiles houthis. Pour
l'instant, les Houthis devraient éviter de cibler les installations
pétrolières saoudiennes, selon une note du cabinet de conseil politique
new-yorkais Eurasia Group. Les militants islamistes ont conclu une trêve
avec l'Arabie saoudite en 2022, largement respectée, qui a notamment
impliqué des versements du gouvernement saoudien dans les zones
contrôlées par les Houthis. Bien que les Houthis doivent être perçus
comme participant à l'effort de guerre, ils restent enclins à minimiser
les inconvénients d'un engagement plus important dans le conflit et à
préserver leur accord tacite avec l'Arabie saoudite. En cas d'escalade,
sous la pression de l'Iran, les Houthis pourraient encore cibler les
exportations de pétrole saoudiennes.
5 Iran
La
coalition américano-israélienne bombarde quotidiennement l'Iran. De
nombreuses villes, notamment Téhéran, ont subi des dégâts à leurs
infrastructures et à d'autres sites critiques, tels que des hôpitaux,
des commissariats, de nombreux immeubles d'habitation, etc. Plusieurs
autres sites des Gardiens de la révolution et du gouvernement ont été
détruits. Lorsqu'une frappe conjointe a touché un dépôt de carburant à
Téhéran, un incendie s'est déclaré et a fait rage pendant plusieurs
jours, provoquant d'importantes catastrophes écologiques et économiques.
L'Iran a riposté à chaque frappe. Or, les chiffres disponibles
indiquent le contraire. Si les premières attaques ont connu une forte
augmentation de l'activité, en particulier le premier jour où plus de
1 000 cibles auraient été touchées, les données ultérieures montrent des
variations plutôt qu'une croissance constante. Entre le 9 et le 12
mars, le nombre de cibles touchées a augmenté d'environ 1 000, soit une
moyenne d'environ 333 frappes par jour. Du 12 au 16 mars, la moyenne est
tombée à environ 250 frappes par jour. Le CENTCOM ne publie pas de
chiffres quotidiens sur les frappes ; il fournit plutôt des mises à jour
tous les quelques jours, ce qui rend difficile le suivi précis des
tendances quotidiennes. Le pic des frappes a été atteint au début de
l'offensive, avec plus de 1 000 cibles touchées dès le premier jour. Une
baisse brutale de près de 60 % a été enregistrée seulement trois jours
après le début de la guerre contre l'Iran.
Entre le 3 et le 6 mars : environ 433 frappes par jour en moyenne
Entre le 6 et le 9 mars : environ 666 frappes par jour en moyenne
Entre le 9 et le 12 mars : environ 333 frappes par jour en moyenne
Entre le 12 et le 16 mars : environ 250 frappes par jour en moyenne
L'absence de plan de guerre est-elle le « plan » de Trump ?
Le
modèle de guerre à distance américano-israélien est remis en question
par une guerre asymétrique stratégique d'une toute autre nature,
planifiée initialement par l'Iran il y a plus de vingt ans. Il est
essentiel de comprendre ce point pour évaluer le véritable équilibre des
forces. C'est comme comparer des oranges et des citrons : leur nature
est fondamentalement différente. Les États-Unis et Israël déversent
massivement des munitions à distance sur l'Iran. Mais dans quel but et
avec quel effet ? Nous l'ignorons. Nous savons en revanche que l'Iran a
un plan de guerre asymétrique. Et ce plan n'en est qu'à ses débuts,
progressant graduellement vers sa pleine mise en œuvre. L'arsenal
complet de missiles iraniens n'a pas encore été dévoilé – ni ses
missiles les plus récents, ni ses drones submersibles et ses vedettes
lance-missiles antinavires qui n'ont pas encore été déployés. Par
conséquent, nous ignorons le plein potentiel de l'Iran et nous ne
pouvons pas encore prédire l'impact que pourrait avoir un déploiement
complet de ses capacités. Le Hezbollah est désormais pleinement engagé
dans la guerre et les Houthis sont prêts à bloquer le pont de Bab
el-Mandeb en parallèle du blocus d'Ormuz. Ce changement de paradigme
asymétrique iranien trouve son origine dans la destruction totale du
commandement militaire centralisé irakien par les États-Unis en 2003,
suite à un bombardement aérien massif de trois semaines. Après la guerre
d'Irak, la question qui s'est posée aux Iraniens était de savoir
comment l'Iran pourrait se doter d'une capacité aérienne comparable à
celle de ses adversaires. De plus, les États-Unis pouvaient observer
l'étendue de l'infrastructure militaire iranienne grâce à leurs caméras
satellitaires à haute résolution. La première solution consistait à
minimiser la partie de la structure militaire iranienne exposée à
l'observation spatiale. Ses composantes devaient être enterrées
profondément (hors de portée de la plupart des bombes). La seconde
solution était que ces missiles profondément enfouis pouvaient, de fait,
constituer la « force aérienne » iranienne, c'est-à-dire se substituer à
une force aérienne conventionnelle. L'Iran construit et stocke donc des
missiles depuis plus de vingt ans. Grâce à ses recherches intensives
sur la technologie des missiles, le pays fabriquerait une dizaine, voire
une quinzaine, de modèles de missiles de croisière et balistiques.
Certains sont hypersoniques ; d'autres peuvent emporter diverses
sous-munitions explosives dirigeables (pour échapper aux intercepteurs
de défense). Les missiles les plus puissants sont lancés depuis de
profonds silos souterrains disséminés sur l'ensemble du territoire
iranien (un pays de la taille de l'Europe occidentale, riche en chaînes
de montagnes et en forêts). Des missiles mer-mer sont également déployés
en réseau dense le long du littoral iranien. La troisième réponse
visait à contrer la défaite militaire de Saddam Hussein, obtenue par une
opération choc et stupéfiante en 2003.
En
2007, la doctrine mosaïque a été instaurée. Son principe était de
diviser l'infrastructure militaire iranienne en commandements
provinciaux autonomes, chacun disposant de ses propres stocks de
munitions, de ses propres silos de missiles et, le cas échéant, de ses
propres forces navales et milices. Les commandants recevaient des plans
de bataille préétablis et l'autorisation de lancer une action militaire
de leur propre initiative en cas de frappe d'élimination de la capitale.
Ces plans et protocoles devaient être déclenchés automatiquement à la
mort du Guide suprême. L'article 110 de la Constitution iranienne de
1979 confère l'autorité exclusive sur les forces armées au Guide
suprême. Nul ne peut outrepasser ou annuler ses directives. Si le
nouveau Guide était assassiné par la suite, les instructions préétablies
entreraient alors en vigueur et seraient irrévocables par toute autre
autorité. En résumé, en cas de frappe d'élimination, la machine
militaire iranienne fonctionne comme une machine de représailles
automatisée et décentralisée, difficilement arrêtable et incontrôlable.
Une autre leçon majeure que l'Iran a tirée de la guerre d'Irak de 2003
est que la stratégie militaire américaine et israélienne repose
entièrement sur des bombardements aériens de courte durée visant à
neutraliser les échelons supérieurs et les structures de commandement.
La vulnérabilité d'une structure de commandement centralisée a été
contrée par la structure Mosaic, qui a décentralisé et réparti le
commandement sur plusieurs niveaux, afin d'éviter tout blocage en cas de
frappe surprise. L'Iran a également tiré de cette guerre un
enseignement stratégique important : l'Occident est militairement
structuré autour de conflits aériens courts et intensifs. La solution,
selon l'analyse iranienne, est d'opter pour une stratégie de longue
durée. La décision stratégique actuelle des dirigeants iraniens de
privilégier une guerre longue découle directement de cette
constatation : les armées occidentales sont conçues pour des offensives
éclair. Cette conviction s'accompagne de la certitude que le peuple
iranien est plus résilient face aux souffrances de la guerre que les
populations israélienne et occidentale. Les mécanismes qui sous-tendent
le choix d'une guerre prolongée, au-delà des souhaits de Trump, reposent
essentiellement sur des considérations logistiques. La confusion
stratégique du commandement Centcom, l'effondrement du réseau de défense
multicouche américain et sioniste dans la région et la perturbation du
système de soutien en armement américain suite aux mesures et aux
frappes intelligentes et stratégiques des forces armées iraniennes ont
changé la donne en faveur de l'Iran.
L'ère
des porte-avions touche à sa fin. Grâce à son ingéniosité militaire,
l'Iran a prouvé que les porte-avions ne sont plus des forteresses
imprenables, mais de simples cibles imposantes et coûteuses. La mise
hors service de deux porte-avions dans cet état constitue le plus grand
revers pour la réputation de l'armée américaine depuis la guerre du
Vietnam. L'équilibre des forces a basculé en faveur de l'Iran. Cette
défaite restera dans l'histoire comme le moment où la domination navale
occidentale s'est effondrée. Les alliés des États-Unis sont consternés.
Si même les plus grands navires de guerre américains ne peuvent se
protéger de l'Iran, plus personne ne peut compter sur la protection
américaine. Comme le déplorait CNN : « Comment un atout de 13 milliards
de dollars a-t-il pu être rendu inefficace en quelques minutes ? La
légende est morte ! »
Assassinats
L'assassinat
de hauts responsables iraniens par les États-Unis et Israël ne
paralysera pas le gouvernement, a déclaré le ministre iranien des
Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Concernant la stratégie israélienne
visant à affaiblir progressivement le pouvoir en Iran, M. Araghchi a
répondu à
propos de l'assassinat d'Ali Larijani : « Je ne comprends pas pourquoi
les Américains et les Israéliens n'ont toujours pas saisi cela. La
République islamique dispose d'une structure politique solide, avec des
institutions politiques, économiques et sociales bien établies. La
présence ou l'absence d'une personne n'affecte pas cette structure.
Lorsque le dirigeant a été assassiné, le système a continué de
fonctionner et a immédiatement désigné un remplaçant. » Nouvelle vague
de décimation au sein de la haute direction iranienne : le ministre
israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé l'élimination du chef
des renseignements iraniens,
Esmail Khatib, lors d'une frappe nocturne. Cette élimination constitue
une nouvelle cible de haut niveau présumée, alors que le rythme des
assassinats ciblés s'accélère. « Aujourd'hui, des surprises importantes
sont attendues sur tous les fronts, qui intensifieront la guerre que
nous menons contre l'Iran et le Hezbollah au Liban », a averti Katz lors
d'un briefing militaire, selon les médias israéliens. Si elle est
confirmée, cette frappe constituerait la troisième élimination d'une
figure iranienne de haut rang en seulement 48 heures, après les frappes
israéliennes qui auraient tué le chef de la sécurité nationale, Ali
Larijani, qui dirigeait vraisemblablement de facto les opérations
militaires, et le commandant des Bassidj, Gholamreza Soleimani. Israël
agit selon deux stratégies simultanées : d'une part, éliminer tous les
« modérés » et les personnes rationnelles au sein du pouvoir iranien
afin de ne laisser subsister que des extrémistes qui réclameront une
répression maximale dans la région ; d'autre part, franchir les « lignes
rouges » de l'Iran en frappant ses sites économiques et énergétiques
les plus sensibles afin de provoquer des représailles iraniennes contre
des sites tout aussi critiques dans toute la région, et ainsi déclencher
une réaction en chaîne d'une ampleur sans précédent, susceptible
d'entraîner des représailles généralisées et de contraindre le monde
entier à « anéantir » l'Iran une fois pour toutes. Israël a assassiné
Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême national iranien, lors d'une
frappe qui aurait également tué plus d'une centaine de civils à
proximité. L'immeuble où il se trouvait, ainsi que d'éventuels bâtiments
environnants, ont été rasés. L'Iran procède à un remaniement de son
commandement sécuritaire, nommant Mohammad Bagher Zolghadr, ancien
commandant des Gardiens de la révolution, en remplacement d'Ali
Larijani.
Mojtaba Khomeini devient le nouveau guide suprême de l'Iran
Le
9 mars, le Conseil des Sages a nommé Mujtaba, fils de Khomeiny, nouveau
Guide suprême de l'Iran. Né en 1969, il était l'intermédiaire entre les
Gardiens de la révolution et son père, ce qui explique leurs liens
étroits. Rappelons qu'Israël avait assassiné tous les membres de sa
famille proche. Sa première déclaration fut que le détroit d'Ormuz
devait rester fermé. Brillant et bien plus déterminé que son père à
régler les différends entre Israël et les États-Unis. Lorsque la
coalition au pouvoir assassine des dirigeants iraniens, leurs
successeurs sont plus hostiles à l'Occident. Dès sa prise de fonction,
l'intensité des attaques contre la coalition et ses alliés du Golfe
s'est accrue.
De la défense à l'offensive – l'Iran a entamé la destruction stratégique d'Israël.
L'Iran
mène une guerre asymétrique quasi parfaite, absorbant les attaques,
neutralisant stratégiquement les bases environnantes, détruisant les
radars et maintenant le contrôle du détroit d'Ormuz tout en préservant
sa capacité de lancement de missiles. Le samedi 21 mars , soit 22 jours après le début du conflit, l'Iran a annoncé que sa
stratégie militaire était passée d'une posture défensive à une posture
offensive. À ce moment-là, la plupart des radars et des systèmes de
défense aérienne des deux camps étaient considérablement dégradés. Le
tir de missiles, de roquettes et de drones anciens a épuisé les défenses
aériennes iraniennes. L'Iran a donc commencé à utiliser ses missiles
les plus avancés et à frapper des cibles encore plus importantes dans
toute la région. En résumé, les États-Unis n'ont plus rien à frapper car
l'Iran est devenu invisible, a mis hors service ses systèmes de pointe,
a retranché ses dirigeants dans des bunkers et ne lance plus de
missiles que depuis des bases souterraines inaccessibles aux États-Unis
et à Israël, car situées profondément en territoire iranien et
nécessitant l'établissement d'une « supériorité aérienne » censée être
acquise depuis le début. Entre-temps, il devient évident que les
États-Unis et Israël ont largement exagéré le nombre de lanceurs
iraniens qu'ils prétendent avoir détruits. Jusqu'à présent, l'Iran a
tiré 700 missiles et 3 600 drones au cours des onze premiers jours du
conflit. La plupart de ces missiles ont été produits il y a dix ans.
Nombre de missiles de fabrication récente n'ont pas encore été utilisés
en opération. De nombreux dépôts de missiles iraniens restent intacts.
Protocole opérationnel :
le lanceur se déplace sur des rails vers une sortie, remonte à la
surface, tire, puis se rétracte immédiatement sous terre. La sortie est
ensuite scellée par des sas blindés. Les lancements iraniens restent
stables, les États-Unis et Israël n'ayant plus la capacité de
neutraliser les frappes restantes sans prendre de risques considérables
pour leurs appareils les plus performants. Le problème suivant réside
dans le fait que, suite au repli de l'USS Lincoln à plus de 1 000 km des
côtes iraniennes, la plupart des aéronefs embarqués ne peuvent même pas
atteindre l'intérieur de l'Iran, car cela nécessiterait une portée de
combat totale de près de 4 000 km, une distance qu'aucun
des avions d'attaque du Lincoln (F-18 et F-35) ne peut même approcher.
Ils sont ravitaillés en vol près du golfe Persique par des avions
ravitailleurs juste avant d'entrer en Iran. Mais cela limite
considérablement le nombre de sorties et met à rude épreuve la
logistique, notamment parce que la flotte de ravitailleurs américains
KC-135 subit elle aussi une attrition accélérée, comme nous l'avons vu
précédemment. Quoi qu'il en soit, la question est sans objet, car ces
appareils ne pénétreront pas à l'intérieur de l'Iran, même s'ils le
pouvaient, tout simplement parce que c'est beaucoup trop dangereux et
que les F-35 en mode furtif ne peuvent pas s'éloigner beaucoup de leurs
AWACS avec lesquels ils communiquent et échangent des données. Ces AWACS
ne peuvent absolument pas s'approcher des côtes iraniennes, et
maintenant eux aussi sont en train d'être détruits.
Comme
vous pouvez le constater, toute la chaîne est mise à rude épreuve, ce
qui permet aux lanceurs iraniens d'opérer sans trop de difficultés à
l'intérieur du pays, contredisant ainsi l'affirmation américaine selon
laquelle la majorité des lanceurs iraniens seraient détruits. La
coalition n'a tout simplement pas la capacité de détruire les lanceurs
de missiles mobiles situés en profondeur en Iran. Ses
tentatives de frappe contre les lanceurs de missiles sont, pour la
énième fois, déjouées par la riposte de ses unités de défense aérienne.
Au-dessus de Shiraz, un F-16 américain a été touché dans la province
méridionale de Pars et détruit avant d'atterrir en Arabie saoudite. Ces
avions et drones sont régulièrement abattus. L'Iran déploie ses
différentes stratégies et équipements de défense très lentement. Au
début, l'Iran subissait de lourdes attaques d'armes de distance
américano-israéliennes. Mais récemment, l'Iran a dévoilé des systèmes de
défense aérienne qui abattent de nombreux avions de la coalition. Le
même phénomène se produit au Liban.
6 défaites pour le « Combo »
*Le
Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a annoncé
le 19 mars avoir abattu un avion de chasse furtif F-35 de l'US Air Force
dans l'espace aérien du centre de l'Iran. L'appareil a été touché à
2h50, heure locale, par les systèmes de défense aérienne iraniens, grâce
à un système moderne et performant appartenant aux forces aérospatiales
du CGRI, et a subi de graves dommages. *Toutes les bases militaires
américaines du Golfe ont été en grande partie détruites, y compris
celles d'Irak, même si certaines restent partiellement opérationnelles.
*Un avion AWACS israélien a été abattu par un missile au-dessus de la
Méditerranée orientale, tiré soit depuis un bateau, soit depuis les
côtes syriennes. Israël ne dispose ainsi plus que de trois AWACS.
*L'Iran a tiré un missile sur la base aérienne King Sultan en Arabie
saoudite, détruisant cinq avions ravitailleurs KC-135. Une seconde
frappe, quelques jours plus tard, a détruit davantage d'appareils sur
une autre base aérienne saoudienne. *De nombreux autres avions de chasse
américains, israéliens et européens ont été détruits dans leurs hangars
fortifiés, sur les pistes et en opération. Les avions les plus
précieux, tels que les ravitailleurs KC-135 et les avions de
surveillance E-3 (AWACS), ont été détruits. Environ 130 drones de tous
types ont été détruits par l'Iran, l'Irak et le Liban. Tous les
équipements radar, de communication et d'espionnage américains et
israéliens ont été détruits, privant Israël et les États-Unis de toute
visibilité. Au Liban, Israël a perdu plus de 100 chars Merkava, ainsi
que plusieurs bulldozers D-9, en seulement trois semaines. Israël tire
désormais des missiles vieux de 50 ans. Des rapports récents indiquent
que 30 % des missiles atterrissant au Liban et en Iran sont défectueux.
Cela signifie qu'Israël est à court de missiles récents. En bref, il n'a
plus de missiles. Israël est incapable de remettre à neuf ou de réparer
ses chars, car la plupart des pièces proviennent d'usines détruites ou
d'importations qui peinent à parvenir à Israël. Les centrales
électriques sont régulièrement bombardées, provoquant des coupures de
courant permanentes.En représailles iraniennes, des raffineries de
pétrole, des dépôts pétroliers et des plateformes de production de gaz
sont attaqués. Des milliers d'ouvriers qualifiés, de techniciens et de
scientifiques israéliens se retrouvent sans emploi suite à la
destruction de leurs entreprises, comme Dimona et les usines du MIC.
Tout
comme Israël a tué de nombreux scientifiques nucléaires iraniens,
l'Iran a fait de même en attaquant les résidences de ces scientifiques à
Arad, près de Dimona. L'Iran a également frappé la gare centrale de Tel
Aviv. Israël est un petit pays doté d'une unique ligne ferroviaire
nord-sud. Cette attaque a potentiellement paralysé une grande partie du
trafic ferroviaire national, privant Israël de transports en commun (les
routes étant fortement congestionnées). Les conséquences militaires
sont considérables. Le train est le principal moyen de transport des
troupes et du matériel de Tsahal. Tout acheminement vers le nord ou le
sud devient un véritable casse-tête logistique. Les conséquences
économiques de l'indisponibilité de cette ligne ferroviaire sont
astronomiques. Des centaines de milliers de personnes l'utilisent
quotidiennement pour se rendre au travail. En raison de l'utilisation
intensive des avions, près d'un tiers de la flotte israélienne et
américaine est immobilisée pour maintenance. Une journée de vol signifie
deux jours d'immobilisation. De plus, les vents de Khamsin rendent les
opérations de vol et de ciblage difficiles. Les forces armées iraniennes
ont déclaré jeudi 26 mars que les forces américaines avaient subi de lourdes pertes dans la
région depuis les opérations militaires menées par Washington et Israël
le 28 février. S'exprimant à la télévision d'État iranienne, le
porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi, a affirmé que
l'ampleur des pertes américaines était considérable. « Je ne donne qu'un
minimum lorsque j'indique qu'entre 600 et 800 soldats américains ont
été tués et près de 5 000 blessés », a-t-il déclaré. Il a ajouté que 17
bases militaires américaines dans la région avaient été détruites,
qualifiant l'armée américaine de « tigre de papier » face à la riposte
iranienne soutenue. Les frappes répétées de missiles et de drones
iraniens ont rendu plusieurs bases américaines dans la région en grande
partie inhabitables, forçant les troupes à se disperser et à opérer
depuis des lieux improvisés, notamment des hôtels et des immeubles de
bureaux. Une grande partie de l'appareil militaire américain fonctionne
désormais de manière décentralisée, certains personnels étant redéployés
jusqu'en Europe, tandis que d'autres restent dans la région, mais en
dehors des structures de commandement traditionnelles. Des installations
clés ont subi des dommages importants, notamment des aérodromes, des
dépôts de carburant, des systèmes de communication et des
infrastructures radar. La dégradation de ces installations a compliqué
le commandement, le contrôle et la coordination, réduisant ainsi
l'efficacité opérationnelle globale. De ce fait, une grande partie des forces terrestres mènent désormais la guerre à distance .À
l'exception des pilotes de chasse et des équipages assurant la
maintenance des avions de combat et menant des frappes. Savez-vous quel
impact cela a sur le moral de vos troupes de voir toutes vos bases
régionales anéanties et les garnisons abandonner leurs positions et fuir
? On sous-estime les répercussions que cela aura sur les forces armées
de l'Empire et leur capacité de projection future. *Comme nous l'avons
constaté, les deux porte-avions ont été mis hors de combat au
Moyen-Orient : le Lincoln a été touché 17 fois, tandis que le Ford a
également subi de graves dommages. Cela porte désormais à quatre le
nombre de porte-avions endommagés par les forces houthies/iraniennes.
*Les bases américaines sont en ruines ou désertées, et les installations
radar de défense aérienne stratégique américaines sont réduites en
cendres. Comme d'autres l'ont souligné, aucun adversaire dans l'histoire
n'a réussi à infliger un tel résultat aux États-Unis, à l'exception
peut-être des Japonais à Pearl Harbor. Les États-Unis ont lancé plus de
850 missiles de croisière Tomahawk au cours des quatre premières
semaines de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, ce qui a alarmé
les responsables du Pentagone et déclenché des discussions internes
urgentes sur le réapprovisionnement. Ces missiles à longue portée sont
au cœur de la guerre menée par Washington contre Téhéran. Cependant,
avec seulement quelques centaines de Tomahawks produits chaque année,
les responsables avertissent que le rythme actuel d'utilisation met à
rude épreuve les approvisionnements mondiaux. Ils ont également fait
part de leurs inquiétudes croissantes quant à la viabilité des
opérations en cours. Les États-Unis et l'Occident ont été fortement
démilitarisés en raison des guerres en Ukraine et à Gaza. Israël se
trouve dans une situation encore plus délicate. Les dernières
infrastructures clés sont les usines de dessalement ; l'Iran les réserve
pour des attaques ultérieures. Si elles étaient touchées, cela
affecterait environ 4 millions d'Israéliens. Ces sionistes n'attendront
pas, ils fuiront la colonie. De nouvelles frappes iraniennes ont ciblé
des installations industrielles, une usine de nitrate d'ammonium et le
plus grand centre solaire d'Israël.
Le « Combo » continue de provoquer l’Iran
Permettez-moi
d'expliquer ce point. Le plan initial prévoyait une frappe éclair sur
l'Iran, une décapitation et une campagne de bombardements massifs, qui
auraient entraîné l'effondrement de l'État iranien. Ce plan n'a pas été
mis en œuvre, au grand dam de New York et de Londres. Furieux, les
États-Unis ont alors lancé des frappes contre les infrastructures
civiles iraniennes, en particulier les plus critiques. L'Iran a averti
la coalition que toute attaque contre ses infrastructures industrielles
et énergétiques provoquerait une riposte sévère, voire plus sévère
encore. Ignorant cet avertissement, la coalition a frappé quatre
universités à Téhéran, Ispahan et Qom. En réponse, les Gardiens de la
révolution iraniens ont menacé de cibler des universités américaines et
israéliennes pour mener des frappes similaires contre des institutions
iraniennes. Le personnel, les installations, les étudiants et les
riverains ont été invités à évacuer les zones situées dans un rayon d'un
kilomètre autour de ces installations. La coalition a ensuite attaqué
les sites nucléaires iraniens. Une attaque américano-israélienne a ciblé
les environs de la centrale nucléaire de Bushehr, pour la troisième
fois, ravivant les inquiétudes quant à la sécurité des installations
nucléaires civiles, peu après le bombardement de la centrale le 27 mars . L'incident de Bushehr survient dans un contexte de nombreuses
attaques à travers l'Iran. Les médias iraniens ont rapporté que :
Une usine de production de yellowcake située à Ardakan a été visée.
Une mine liée à une cimenterie de Firouzabad, dans le sud-ouest de l'Iran, a été touchée.
La centrale nucléaire de Khondab a également été visée.
L'usine
d'eau lourde d'Arak, infrastructure essentielle à la production de
plutonium pour les armes nucléaires, est située dans le centre de
l'Iran. L'eau lourde est un matériau unique utilisé pour le
fonctionnement des réacteurs nucléaires, comme celui d'Arak,
actuellement à l'arrêt, conçu à l'origine pour produire du plutonium de
qualité militaire. Ces matériaux servent également à extraire des
neutrons pour les armes nucléaires.
Le
vendredi 27 : Tsahal a attaqué les deux plus grandes aciéries
iraniennes, à Ispahan et Ahvaz. Ces deux usines, vitales pour
l’industrie militaire iranienne, sont détenues en partie par les
Gardiens de la révolution. Les frappes devraient causer des milliards de
dollars de dégâts à l’économie iranienne. L’Iran est le 10e producteur d’acier au monde. Cela pourrait marquer une nouvelle phase, plus
étendue, du conflit, Israël s’attaquant à des cibles industrielles de
défense clés, qui contribuent également au développement des
infrastructures civiles essentielles. Les États-Unis se sont pour
l’instant abstenus de lancer d’autres attaques contre des sites
énergétiques, mais Israël semble adopter une approche plus offensive,
privilégiant la destruction totale de la société et ciblant l’industrie.
Cela semble également s’inscrire dans une stratégie visant à freiner la
production de missiles balistiques. Selon une source sécuritaire et
politique iranienne de haut rang, les opérations ciblant les
installations industrielles et vitales de l’Iran témoignent du désespoir
des États-Unis et d’Israël, et soulignent que Netanyahu a ignoré les
avertissements de hauts responsables concernant l’effondrement potentiel
de Tsahal. Les récentes attaques contre les infrastructures économiques
du pays ont modifié la donne en matière de riposte. L'Iran a averti que
« le ciblage des installations industrielles, de services et vitales
iraniennes a bouleversé la logique du “œil pour œil”. La prochaine
riposte sera inédite et d'une ampleur et d'un impact sans précédent. »
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a souligné que
la riposte iranienne ne se limite plus au principe du « talion ».
L'offensive
s'intensifiant sur tous les fronts, la coalition a ensuite frappé le
quartier général des Gardiens de la révolution sur tous les fronts.
L'Iran signale une escalade de ses attaques en nommant des cibles aux
Émirats arabes unis, en frappant des ports koweïtiens et en envoyant des
drones sur Riyad. L'Iran avertit de nouveau qu'il frappera l'industrie
du Golfe. Les médias iraniens ont rapporté que Téhéran a lancé un
avertissement élargissant ses cibles aux installations sidérurgiques en
Israël et dans les pays du Golfe. Selon l'agence de presse Tasnim
, des sources iraniennes ont déclaré que les nouvelles cibles avaient
été sélectionnées sur la base de renseignements de terrain et d'une
évaluation des infrastructures industrielles des pays alignés sur les
États-Unis. Des responsables ont laissé entendre que la riposte
iranienne pourrait s'étendre au-delà du seul secteur sidérurgique. Le
commandant des forces aérospatiales des Gardiens de la révolution a
averti que cibler les infrastructures iraniennes revenait à « jouer avec
le feu », ajoutant : « La riposte cette fois-ci ne sera pas une simple
loi du talion… alors attendez de voir. Ces attaques reflètent une
escalade de l'agression américano-israélienne contre les infrastructures
industrielles et nucléaires iraniennes. » Plus tard, le Corps des
gardiens de la révolution islamique (CGRI) a publié un communiqué
exhortant les employés des entreprises industrielles à capitaux
américains, ainsi que ceux des installations liées à « Israël », à
évacuer immédiatement afin d'éviter tout danger potentiel. Le communiqué
conseillait également aux résidents vivant à moins d'un kilomètre de
ces sites de quitter les lieux jusqu'à nouvel ordre. L'Iran n'a pas
tardé à réagir. Il a lancé des attaques contre les Émirats arabes unis
et Bahreïn, détruisant leurs usines d'aluminium, parmi les plus
importantes au monde. Cela a entraîné la mise hors service d'environ 1,8
million de tonnes d'aluminium par an. Ces attaques ont été suivies de
frappes visant plusieurs industries lourdes appartenant à « l'ennemi
américano-sioniste agressif ». Une frappe a ensuite visé une force
américaine au Koweït. Le CGRI a mené une offensive conjointe contre les
forces israéliennes et américaines dans le port de Banda Shweikh, le
littoral de Dubaï et les installations portuaires de Dubaï. Six navires
de guerre américains LCU (Landing Craft Utility) stationnés au port de
Shweikh sur l'île de Bubiyan ont été la cible de missiles balistiques et
de missiles de croisière Ghadr 380. Selon des rapports de terrain,
trois de ces navires ont été touchés de plein fouet et ont coulé, tandis
que les autres étaient en feu. Cette frappe a neutralisé plusieurs
militaires américains, les blessés étant transférés vers des hôpitaux au
Koweït. Des sources sur place ont indiqué que ces hôpitaux ont été
placés en confinement total, interdisant l'accès aux patients koweïtiens
pendant la prise en charge des blessés, ce qui a provoqué des
protestations au sein de la population locale. Par ailleurs, un hôtel de
Dubaï hébergeant des soldats américains a été touché.
Au
moment où nous écrivons ces lignes, une autre raffinerie majeure du
Bahreïn a été ravagée par les flammes : les Gardiens de la révolution
islamique (CGRI) ont finalement détruit par le feu la plus grande
raffinerie de pétrole du Moyen-Orient, située au Bahreïn. Il ne reste
plus aucun endroit où évaluer les dégâts. La Bahrain Petroleum Company
(BAPCO) a confirmé que l'usine a été entièrement ravagée par les
flammes. La BAPCO est un pilier de l'économie nationale et l'une des
plus anciennes raffineries de la région du Golfe persique. La Bahrain
Petroleum Company (BAPCO) est la compagnie pétrolière et gazière
publique du Bahreïn. La raffinerie de BAPCO a une capacité de 400 000
barils par jour. Les forces aérospatiales et la marine des CGRI ont mené
des frappes coordonnées de missiles et de drones contre deux complexes
industriels liés aux secteurs militaire et aérospatial américains :
l'usine d'aluminium EMAL aux Émirats arabes unis et l'usine d'aluminium
ALBA au Bahreïn. L'usine EMAL abrite la plus longue ligne de production
d'aluminium au monde, avec une capacité annuelle pouvant atteindre 1,3
million de tonnes. Emirates Global Aluminium a annoncé que son usine de
production avait subi d'importants dégâts lors d'une attaque de drones
et de missiles iraniens contre Abou Dhabi. L'entreprise disposait
d'importants stocks de métal offshore au début du conflit avec l'Iran le
mois dernier, ainsi que dans d'autres sites à l'étranger. Emirates
Global Aluminium appartient à Mubadala, le fonds souverain d'Abou Dhabi,
et au gouvernement de Dubaï. EGA est le premier producteur d'aluminium
du Moyen-Orient et la plus grande entreprise industrielle des Émirats
arabes unis, hors secteur pétrolier et gazier. Elle est également le
cinquième producteur mondial d'aluminium. La production combinée de ses deux usines s'élève à
environ 2 millions de tonnes par an. L'usine d'ALBA joue un rôle clé
dans la production de matériaux utilisés par l'industrie militaire
américaine, notamment grâce à des investissements et des partenariats
avec des entreprises américaines. La société norvégienne Norsk Hydro a
réduit la production de son usine de Qatalum au Qatar.
Le
lendemain des menaces à peine voilées proférées par les pays du Golfe
contre l'Iran, un événement curieux s'est produit. Les Émirats arabes
unis, en particulier, ont été rapidement réduits au silence par les
ripostes iraniennes. Le ministère de la Défense des Émirats arabes unis a
annoncé avoir subi d'importantes attaques, ce qui a été aussitôt suivi
d'une déclaration du ministre des Affaires étrangères qui, en substance,
rétractait les menaces implicites précédentes, affirmant qu'elles
avaient été « mal interprétées ». Ils recherchent désormais une «
solution politique ». Il semblerait que les missiles balistiques aient
souvent cet effet.
Malgré
la poursuite des bombardements de cibles en Iran, les Iraniens ne
montrent aucun signe d'affaiblissement… Au contraire, ils intensifient
leurs attaques, inspirés par le massacre continu d'enfants iraniens.
En
réponse aux diverses menaces de Trump, un porte-parole du quartier
général iranien Khatam al-Anbiya a récemment déclaré : « Il
a menacé de cibler les centrales électriques iraniennes si l’Iran ne
rouvre pas le détroit d’Ormuz. Téhéran
insiste sur le fait que le détroit est uniquement interdit au trafic
hostile et reste sous son contrôle ; la navigation y est maintenue dans
le respect de règles strictes. Si
les États-Unis frappent des centrales électriques iraniennes, l’Iran :
fermera totalement le détroit d’Ormuz jusqu’à la reconstruction des
installations endommagées ; ciblera tous les actifs énergétiques, TIC et
infrastructures israéliens ; détruira les entreprises régionales ayant
des actionnaires américains ; ciblera les centrales électriques des pays
abritant des bases américaines. L’Iran
affirme être prêt à lancer une campagne d’envergure pour éliminer tous
les intérêts économiques américains au Moyen-Orient. Bien
que Téhéran n’ait pas déclenché ce conflit, toute attaque contre les
infrastructures iraniennes entraînera des représailles implacables
contre les cibles énergétiques, pétrolières et industrielles américaines
et alliées dans la région. »
Les
États-Unis et Israël ont ignoré l'avertissement de l'Iran et ont
attaqué… et, comme promis, l'Iran a riposté avec force. La semaine à
venir – du 30 mars au 4 avril – marque la cinquième semaine de guerre,
sans qu'aucune fin ne soit en vue. Les répercussions économiques sur
l'économie mondiale vont se faire sentir avec une violence accrue et
accentuer la pression sur les États-Unis et Israël pour qu'ils mettent
fin aux hostilités. Cependant, Trump mettra à exécution ses menaces de
s'emparer de territoire iranien en déployant des forces militaires
américaines au sol. Si Trump agit ainsi, il ne fera qu'étendre le
conflit et augmenter considérablement le nombre de victimes américaines.
Cela n'apaisera pas les marchés financiers… bien au contraire.
L'économie mondiale est en récession… Les économistes occidentaux
commencent tout juste à prendre conscience de cette réalité. Selon Haaretz
, le taux de réussite des missiles iraniens en Israël a atteint 80 %,
et ces missiles ne sont pas interceptés. Le 27 mars, des frappes de
drones et de missiles iraniens ont ciblé la base aérienne Prince Sultan,
blessant au moins 12 soldats américains et endommageant des avions et
des bâtiments. Les attaques les plus graves ont visé des bases
américaines au Koweït, à Bahreïn et en Arabie saoudite.
De
plus, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré
avoir détruit et gravement endommagé plusieurs avions ravitailleurs
américains ainsi que le quartier général de soutien logistique de la
base d'Al-Kharj en Arabie saoudite, également dans le cadre de la vague
84. Mais de nouvelles images choquantes révèlent désormais qu'un avion
E-3 AWACS, d'une valeur de près de 300 millions de dollars, a également
été entièrement détruit : outre les avions ravitailleurs détruits, un ou
deux AWACS ont également été détruits lors de cette attaque. C'est un
coup dur. En plus des AWACS détruits, l'Iran affirme avoir touché un
avion de reconnaissance P-8, tandis que d'autres sources font état de la
destruction de plusieurs EC-130H : si cela se confirme, ces pertes
représentent un coup dur pour les systèmes de surveillance aérienne et
de renseignement électronique américains, affaiblissant encore davantage
les capacités des États-Unis dans la région. Les AWACS ont été déployés
en urgence pour remplacer les radars détruits. De toute évidence,
l'Iran savait ce qu'il recherchait. Le Corps des gardiens de la
révolution islamique (CGRI) a souligné que les opérations contre les
forces américaines dans la région se poursuivraient jusqu'à leur retrait
complet des terres musulmanes, affirmant que les frappes en cours
resteraient fortes et efficaces.
Les
images montrent la perte totale de l'appareil 81-0005, un avion de
détection et de contrôle aéroporté E-3G « Sentry » (AEW&C).
La guerre s'étend aux frappes israéliennes en mer Caspienne
Le
conflit s'étend à nouveau géographiquement, les médias israéliens
faisant état de combats en mer Caspienne. Pour la première fois, l'armée
de l'air israélienne mène actuellement des frappes contre la marine
iranienne en mer Caspienne. Le 19 mars, les Forces de défense
israéliennes (FDI) ont annoncé avoir mené une série de frappes sur la
ville portuaire iranienne de Bandar Anzal et en mer Caspienne au cours
des dernières 24 heures, détruisant plusieurs navires de la marine
iranienne ainsi que des infrastructures navales. Ces frappes visaient à
perturber une voie d'approvisionnement entre l'Iran et la Russie,
utilisée pour le transfert de matériel militaire, de drones et d'obus
d'artillerie. L'opération marque l'extension du conflit à la mer
Caspienne, une région auparavant considérée comme une voie
d'approvisionnement sûre et active entre l'Iran et la Russie. Israël a
déclaré que les frappes ont détruit une corvette de la marine iranienne,
quatre vedettes lance-missiles, plusieurs navires auxiliaires et
vedettes de sécurité, ainsi qu'un centre de commandement et un chantier
naval. Les forces navales iraniennes ont jusqu'à présent perdu plus de
60 navires. Ce chiffre n'inclut pas les navires détruits par Tsahal à
Bandar Anzal et en mer Caspienne, ni les autres bâtiments touchés par
des frappes américaines près du détroit d'Ormuz, comme le montrent les
images diffusées par le commandement le 19 mars. Si l'Iran semble avoir
perdu la quasi-totalité de ses plus grands navires de guerre, ses
capacités anti-navires restent pleinement opérationnelles grâce à un
large éventail de systèmes pouvant être lancés depuis la terre ferme,
notamment des missiles de croisière et balistiques, des drones
kamikazes, des embarcations sans pilote et même des sous-marins
autonomes. En témoigne le contrôle strict exercé sur le détroit d'Ormuz
par la République islamique, qui a déjà attaqué plus de 20 navires, dont
des pétroliers, ayant tenté de contourner ses restrictions.
Principaux détails de l'attaque
L'histoire continuera dans la partie 3 – –
Sam Parker
Sam Parker est directeur du site de GQ. Il travaille dans le domaine de la culture et du journalisme lifestyle depuis plus de 12 ans, notamment en tant que rédacteur numérique chez Esquire, rédacteur en chef de BuzzFeed et rédacteur en chef de la culture au Huffington Post. En tant que rédacteur indépendant, il collabore régulièrement à plusieurs journaux, magazines et sites web, dont l'Observer, le Telegraph, Mr Porter et l'Evening Standard, et se spécialise dans les livres, le sport et la santé. Il a également travaillé pendant trois ans chez Penguin Random House, où il a édité des recueils d'essais de certains des plus grands auteurs du monde.