Gaz : +6,6 % en novembre, l’hiver va coûter cher

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Le froid n'a pas encore véritablement installé ses quartiers que les factures de chauffage repartent à la hausse. Depuis le 1er novembre 2026, le prix repère du gaz augmente de 6,6 % TTC, après une progression de 6,3 % en octobre. Pour les millions de Français dont le contrat suit cette référence, l'automne commence à ressembler à une longue opération de prélèvement bancaire

mise à jour le 02/11/26

Après octobre, le gaz augmente encore en novembre, aggravant la facture des ménages à l’approche de l’hiver.

Le gaz augmente encore : 194,90 euros le MWh en novembre

Les chiffres sont désormais officiels. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le prix repère moyen passe de 182,88 euros TTC par mégawattheure en octobre à 194,90 euros en novembre

Cette augmentation provient exclusivement de la hausse des coûts d’approvisionnement, consécutive à la progression des cours du gaz sur les marchés en septembre. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle taxe gouvernementale, même si la facture comprend toujours la TVA, l’accise sur le gaz et les prélèvements liés aux réseaux

La CRE chiffre à environ 12 euros TTC l’augmentation moyenne de la facture de novembre pour les consommateurs concernés.

Le mouvement était prévisible. Nous annoncions dès le 1er octobre une possible nouvelle augmentation, après avoir constaté une hausse de 40,8 % du prix du kilowattheure destiné au chauffage sur un an. Cette fois, les prévisions sont devenues les tarifs officiels.



Combien allez-vous payer en plus sur votre facture de gaz ?

Le pourcentage annoncé ne suffit pas à mesurer l’addition. Pour un logement chauffé au gaz, le kilowattheure passe de 0,14557 euro TTC en octobre à 0,15760 euro en novembre, soit une augmentation de 8,3 % sur la consommation.

Voici trois simulations pour des foyers utilisant le gaz pour leur chauffage, avec des consommations mensuelles différentes :

  • Petit consommateur, 500 kWh dans le mois : environ 6 euros supplémentaires.
  • Consommateur intermédiaire, 1 000 kWh : environ 12 euros supplémentaires.
  • Gros consommateur, 1 500 kWh : environ 18 euros supplémentaires.

Ces calculs comparent les tarifs d’octobre et de novembre sur une consommation identique. Ils concernent uniquement la part variable, sans modification de l’abonnement, et supposent un contrat répercutant intégralement le prix repère. La consommation réelle dépend évidemment du logement, de son isolation et des températures.

Pour un foyer consommant 10 000 kWh par an, la facture théorique atteint désormais environ 1 937 euros annuels, abonnement compris, contre 1 817 euros avec le barème d’octobre. Une différence de 120 euros si les tarifs de novembre étaient maintenus pendant douze mois

Une facture annuelle qui pourrait augmenter de 135 euros en 2026

La CRE avance un autre chiffre : la facture annuelle moyenne de gaz pourrait être supérieure de 11 % à celle de 2025, soit environ 135 euros supplémentaires, si les conditions tarifaires restent relativement stables jusqu’à la fin de l’année.

Cette hausse intervient dans un contexte de crise énergétique qui pousse même Bruxelles à envisager des aides aux combustibles fossiles. Après des années de discours sur leur disparition, les responsables européens redécouvrent que les ménages utilisent encore du gaz pour se chauffer.

Au niveau national, les discours gouvernementaux sur la protection du pouvoir d’achat se heurtent à une difficulté moins théorique : les Français doivent régler leurs factures, qu’ils aient ou non apprécié les annonces de Matignon.

Qui échappe à cette nouvelle hausse du gaz ?

Tous les ménages ne sont pas logés à la même enseigne. Les contrats indexés sur le prix repère sont directement exposés à cette augmentation. Les offres à prix fixe, qui concernaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à la fin de 2025, ne subissent pas automatiquement cette variation pendant leur période de garantie.

Le prix repère n’est d’ailleurs pas un tarif obligatoire : chaque fournisseur détermine ses propres offres commerciales.

Pour les ménages concernés, la hausse intervient au moment où la consommation de chauffage commence généralement à augmenter. Et après les augmentations de septembre et d’octobre, novembre ajoute une nouvelle ligne à une facture énergétique déjà bien chargée

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