Tucker Carlson alerte sur une frappe nucléaire américaine en Iran, Chris Murphy fait un AVC après avoir dénoncé un plan « insensé »
Tucker Carlson affirme que Benyamin Netanyahou pousse Donald Trump à envisager une frappe nucléaire contre l’Iran, avec une décision possible d’ici le 7 novembre. Quelques jours auparavant, le sénateur américain Chris Murphy déclarait avoir pris connaissance d’un plan militaire « insensé ». Deux jours après son avertissement public, il était hospitalisé à la suite d’un AVC.
Le 2 novembre 2026, Tucker Carlson publie un long avertissement sur X. Selon le journaliste américain, l’administration Trump pourrait être sur le point d’envisager l’utilisation de l’arme nucléaire contre l’Iran, sous la pression du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Carlson évoque une échéance particulièrement proche : le samedi 7 novembre, date à laquelle Donald Trump pourrait, d’après ses interlocuteurs, prendre sa décision.
Cette alerte intervient au moment où le 29 octobre, le sénateur démocrate Chris Murphy affirmait avoir été informé d’un projet de reprise des opérations militaires contre l’Iran. Il le jugeait catastrophique. Le 31 octobre, à seulement 53 ans, il était victime d’un accident vasculaire cérébral et hospitalisé en urgence. Trois dates rapprochées, au moment où Washington envisage une nouvelle escalade militaire.
Tucker Carlson : Netanyahou veut une frappe nucléaire contre l’Iran
La cible désignée par Carlson serait Pickax Mountain, une installation souterraine située dans le centre de l’Iran, près du complexe nucléaire de Natanz. Selon lui, les renseignements israéliens soupçonnent Téhéran d’y avoir repris ses activités d’enrichissement d’uranium. Le site serait protégé par quelque 90 mètres de granit, une profondeur qui rendrait, d’après son analyse, les bombardements conventionnels inefficaces.
« La seule option militaire est une frappe nucléaire », écrit Carlson, qui assure que Netanyahou exerce une pression constante sur le président américain. Il cite notamment un observateur présenté comme bien informé : « Bibi appelle Trump à ce sujet tous les jours. »
Le journaliste avance également une explication politique. Affaibli par les résultats des élections israéliennes, Netanyahou chercherait, selon Carlson, à conserver son pouvoir en maintenant une relation privilégiée avec Trump. Il lui prête même un intérêt personnel à la poursuite de la guerre. Une lecture qui rappelle les conditions dans lesquelles les États-Unis sont entrés en guerre contre l’Iran en février 2026.
Quant aux conséquences d’une explosion nucléaire au sol, Carlson décrit un désastre dépassant largement les frontières iraniennes. Il redoute une contamination radioactive du golfe Persique, des réserves d’eau menacées pour des dizaines de millions d’habitants et un précédent qui pourrait encourager d’autres puissances à employer l’arme atomique.
Chris Murphy avait été informé du plan américain avant son AVC
Le 28 octobre, lors d’une intervention au Middle East Institute de Washington, Chris Murphy expliquait avoir participé à une réunion confidentielle au cours de laquelle les responsables américains avaient détaillé une possible reprise des opérations militaires.
« Leur plan est insensé », déclarait-il, prévenant qu’il entraînerait une « escalade dévastatrice » et risquerait de compromettre le respect de l’État de droit. Le sénateur évoquait notamment les dangers de frappes contre des infrastructures civiles iraniennes. Son avertissement concernait un projet de nouvelle campagne militaire, sans préciser si celui-ci prévoyait l’emploi d’armes nucléaires.
Deux jours après avoir rendu publiques ses inquiétudes, Murphy ressent un engourdissement du bras alors qu’il assiste à un match de hockey de son fils. Les médecins diagnostiquent un AVC. Selon les informations communiquées par son cabinet, il est transféré à l’hôpital Johns Hopkins de Baltimore, où son état évolue favorablement. Ses proches se disent optimistes quant à son rétablissement.
La chronologie est saisissante : le sénateur venait de dénoncer publiquement les conséquences du plan militaire dont il avait reçu une présentation confidentielle. Puis, quelques jours plus tard, survient cet accident médical, alors que les tensions autour de l’Iran s’aggravent.
Netanyahou presse Trump, pendant que Washington négocie encore
Sur le fond, les pressions israéliennes pour reprendre les frappes sont également décrites par d’autres sources. Selon une enquête d’Axios publiée le 1er novembre, Netanyahou a demandé à Trump d’attaquer l’Iran immédiatement après les élections américaines du 3 novembre. Leur conversation téléphonique du 31 octobre aurait été particulièrement directe.
Trump privilégie pour l’instant la poursuite des négociations, même si les préparatifs militaires continuent. Son vice-président JD Vance et son envoyé Steve Witkoff défendent la possibilité d’un accord avec Téhéran. Du côté iranien, les discussions menées par les médiateurs qataris se poursuivent, tandis que la situation autour du détroit d’Ormuz reste un enjeu majeur du conflit.
Dans ce climat, les déclarations de Carlson et de Murphy s’ajoutent aux informations sur les préparatifs américains. L’un redoute un recours à l’arme atomique, l’autre décrit un projet de guerre susceptible de provoquer une escalade dévastatrice. Et tous deux désignent le même danger : une décision militaire qui pourrait faire basculer une nouvelle fois le Moyen-Orient.
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