Le lancement d’un groupe d’assaut héliporté au-dessus du réservoir de Kiev au début de la reprise du conflit en Ukraine en 2022 était un acte téméraire mais relevant de la folie selon les préceptes de la stratégie. Cet assaut n’a été précédé ni pas une longue campagne aérienne et balistique pour réduire les défenses et les superforteresses adverses, ni de barrages d’artillerie pour préparer le terrain à l’avancée des forces.
Le blocage d’un long convois militaire russe sur la route de Kiev suite à des ordres, des contre-ordres et l’absence de directive a été fatal et a révélé la lourdeur et les dysfonctionnements d’une administration militaire lourde, lente, non réactive et autiste face aux réclamations et besoin des officiers sur le terrain. Après des jours d’attente, le convoi fut l’objet d’attaques de flanc par des petites formations dotées d’armes antichar avant de se replier avec de lourdes pertes.
C’est à partir de ce moment que le président russe Vladimir Poutine entama un bras de fer avec les “grands barons” inamovibles de la logistique militaire en utilisant des forces auxiliaires comme la PMC Wagner, dont le chef très médiatisé, Euvgeny Prigogine, avait fini par se révolter avant qu’il ne perde la vie après que son avion ait été abattu par un missile. Ces ajustages ad-hoc et selon le contexte ou en réactions aux revers subis ont été coûteux mais ont plus transformé les forces armées russes dans le sens d’une amélioration des performances (ciblage, réactivité, règles d’engagement, art opérationnel, économie des moyens, etc.) que tous les efforts de modernisation fournis depuis 2001. |
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