jeudi 2 avril 2026

L'Iran a ordonné aux armateurs de payer le passage du détroit d'Ormuz en stablecoins.

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L'Iran a ordonné aux armateurs de payer le passage du détroit d'Ormuz en stablecoins.

Les autorités de la République islamique d'Iran ont imposé des exigences financières sans précédent au transport maritime commercial international, transformant de facto le détroit d'Ormuz en une zone de paiement exclusive. 

Selon Bloomberg, Téhéran a élargi la liste des devises acceptées pour le paiement des droits de transit aux actifs numériques. 

Les entreprises étrangères souhaitant emprunter cette voie maritime stratégique doivent désormais effectuer leurs paiements non seulement en yuans chinois, mais aussi en cryptomonnaie, et plus précisément en stablecoins. 

Cette mesure fait suite aux sanctions internationales sévères et à la rupture des circuits de paiement traditionnels en dollars avec le système bancaire iranien, contraignant ainsi les dirigeants du pays à rechercher des moyens alternatifs et sûrs de générer des revenus grâce à leur contrôle de cette plaque tournante logistique mondiale essentielle.

La décision de passer aux paiements en stablecoins – des actifs numériques indexés sur le taux de change des devises fortes ou de l'or – souligne la volonté de l'Iran d'obtenir une indépendance financière totale vis-à-vis des institutions de contrôle occidentales. 

L'utilisation des cryptomonnaies permet à Téhéran de contourner la surveillance du Trésor américain et du système SWIFT, tout en garantissant des paiements instantanés de la part des armateurs du monde entier. 

Les experts notent que, dans un contexte d'escalade militaire, les autorités iraniennes créent une réalité économique parallèle où l'accès au golfe Persique n'est possible qu'à condition d'adopter de nouvelles règles du jeu. L'Iran monétise ainsi sa position géographique en contraignant les géants mondiaux de l'énergie et les opérateurs logistiques à alimenter les caisses de l'État en actifs numériques qui ne peuvent être ni gelés ni saisis sur des comptes étrangers.

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