Dans
le cadre de la tripartition du système politique français, à l’origine
du blocage politique et institutionnel que connaît notre pays et en
attendant la clarification qu’apportera peut-être la présidentielle de
mai prochain, on peut évaluer le potentiel électoral de l’extrême centre
macronard à 15 %. C’est-à-dire les scores des macronistes aux
européennes et législatives de 2024. Et également ce que racontent les
études d’opinions les moins vérolées. On peut ajouter quelques poignées
de boomers et de petits-bourgeois encore fidèles aux inutiles
socialistes et écologistes. Tout le monde sait bien que l’enjeu du
scrutin présidentiel est, enfin, celui de la sortie de ce macronisme
détesté par 80 % de la population française. Et pour se partager ce
petit gâteau de l’extrême centre, ça se bouscule au portillon. Pour
l’instant, et on doit en oublier quelques-uns, on peut en compter une
petite vingtaine.
Revue de détail :
Édouard Philippe
avec ses casseroles judiciaires qui mijotent, et ses accointances
suspectes avec les narcotrafics du port du Havre. Gabriel Attal muni de
sa couscoussière de cocaïne et des vidéos de ses chemsex. David Lisnard
qui ne comprend rien et s’imagine que la France est à l’image de sa
ville de Cannes et ses boomers comateux qu’il y croise. Bruno Retailleau
candidat officiel du groupuscule LR en route vers le glorieux score
2022 de Valérie Pécresse. Le plus répugnant de tous François Hollande,
le parjure des accords de Minsk et le président « vomi par les Français »
en 2017. Ségolène Royal qui désormais ne pense qu’à une chose, foutre
la merde. Olivier Faure, au charisme d’une serpillière humide, et Boris
Vallaud qui le lui dispute. Bernard Cazeneuve lugubre croque-mort que
personne ne connaît. Thierry Breton la dernière niaiserie de ce pauvre
François Bayrou. L’assureur Xavier Bertrand notre Séraphin Lampion
national à nous qu’on a. Élisabeth Borne avec sa tête de pionne aigrie.
Marine Tondelier, bavarde comme une pie, mais complètement paumée dès
qu’elle quitte le 11e arrondissement de Paris.
François Ruffin englué dans sa collection de mensonges. Dominique de
Villepin qui nous rejoue éternellement son discours à l’ONU de 2003,
alors que ce qui nous intéresse, ce sont les explications sur le bradage
des sociétés d’autoroute au privé et les rétro commissions qui lui
auraient rempli les poches.
Et maintenant on nous annonce l’intention de
Macron de faire une Medvedev en installant une marionnette pour
récupérer le poste en 2032. Lecornu accompagné de son chien ont été
présentés par les domestiques de la presse mainstream pour faire le taf.
Comme ça n’a pas marché on a changé de cheval pour prendre Jean Castex
(!!!). Avec cet argument imparable qu’il aurait réussi à la SNCF ! Les
usagers du service public effondré apprécieront.
Ce qui est
assez effarant, c’est que dans le bocal d’un Paris totalement désemparé
on parle doctement de la possibilité pour Macron de sauver ses miches
de cette façon. Parce que le coup d’État dont rêve le psychopathe (même
s’il va probablement essayer) étant désormais impraticable, il faut
trouver une solution pour récupérer ces fameux 15 %. On sait depuis 2002
avec Jean-Marie Le Pen que cela permet éventuellement d’arriver au
deuxième tour. Sauf que pour l’instant Marine Le Pen, Jean-Luc
Mélenchon, et la collection habituelle des petites candidatures témoins
(coucou Fabien Roussel) préemptent près des deux tiers de l’électorat.
Et surtout, qui va avoir l’autorité cet automne d’imposer à l’extrême
centre un candidat unique ? Macron ? Soyons sérieux.
Tous les candidats
que nous venons de passer en revue veulent sa peau. Et en dehors du
noyau dur du gang de l’Élysée et des nervis qui l’entourent, plus
personne ne lui obéit. Alors, des chantages judiciaires (en faisant bien
attention au boomerang), des promesses des sinécures juteuses
pourraient peut-être un peu éclaircir les rangs de la grotesque cohorte.
Mais sûrement pas autour d’une candidature unique. Et en tout cas
l’inévitable foire d’empoigne à laquelle nous allons assister dans les
mois qui viennent sera politiquement meurtrière.
L’impasse
politique qui transforme le système Macron en Titanic provoque les
effets classiques d’un naufrage : désarroi, panique et maintenant
sauve-qui-peut.
Le 2 mai prochain, le deuxième tour de l’élection présidentielle opposera Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
Penser à renouveler les stocks de popcorns.
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