Comme
l’Occident auquel il appartient, notre pays est en bout de cycle. le
XXe siècle n’en finit pas de mourir et l’enjeu est désormais d’enfin
passer au 21e. La guerre mondiale
qui nous oppose à un reste du monde décidé à tourner la page de cette
globalisation installée par l’Occident comme forme moderne de sa
domination, se déroule sur plusieurs théâtres. Où des dirigeants
incompétents et corrompus ont définitivement rompu avec le réel. La
France, insérée dans un système européen moribond poursuit sa
dégringolade à vitesse constante. Avec à sa tête, un psychopathe
minutieux mandaté par la partie la plus corrompue du bloc élitaire.
Entouré d’un gang qui se délite, il est minutieux dans la destruction de
la Nation, à la tête de laquelle un coup d’état l’a porté. Le naufrage
est si proche qu’une partie de l’équipage mesurant son caractère
inévitable est passé du désarroi, à la panique et maintenant au
sauve-qui-peut. L’appareil judiciaire qui fut pourtant essentiel à
l’arrivée de Macron au pouvoir, et à
l’exercice de celui-ci, vient de lui notifier à plusieurs reprises que
son système ne bénéficierait plus de son soutien. Allant, chose
incroyable, jusqu’à rendre à Marine Le Pen une éligibilité, en forme
d’investiture pour l’élection présidentielle de 2027.
Ce
sont maintenant des parties importantes de l’appareil d’État qui
prennent la suite et se précipitent vers les canots pour se tenir
éloignés des tourbillons qui vont accompagner l’engloutissement
politique du macronisme. Aux scandales de corruption, succèdent les
tragédies judiciaires, puis les désastres civils, sans que le pouvoir
puisse s’opposer à l’énorme montée de rage populaire devant l’évidence
de la responsabilité du système Macron perçut désormais, et à juste
titre, comme un fléau. Toutes les diversions grotesques, Barbara Butch,
Fedorova, bellicisme inepte, animées par les médias mainstream à la
dérive font long feu. L’opinion publique revient encore et toujours à
Macron et ses responsabilités. Ce qui finit par accentuer la panique au
sein du bloc élitaire, comme le démontre par exemple l’ahurissante vidéo
publiée par Jacques Attali, l’un des principaux organisateurs du coup
d’État de 2017. Voyant les fourches se rapprocher, on l’entend gémir
qu’il n’y est pour rien, qu’il n’a fait que conseiller et qu’on ne l’a
pas écouté.
La France traverse non seulement une crise institutionnelle de « démocratie minoritaire
» depuis la défaite de Macron aux législatives 2022, mais aussi une
crise politique caricaturale. Deux mouvements politiques ostracisés par
le système préemptent une assez large majorité du corps électoral. Il y a
d’une part le mouvement gazeux LFI dirigé par un vieux cheval de
retour, et d’autre part un parti populiste de droite relativement
classique issu de l’épicerie familiale Le Pen. Laissant entre eux, un
petit espace à un « extrême centre »,
conglomérat de semi-groupuscules dirigés par de spectaculaires
nullités. Où se côtoient socialistes d’extrême droite, socialistes de
droite (il n’y a pas de socialistes de gauche, ça n’existe pas),
écologistes verts de gris, épaves politiques centristes, survivants
opportunistes de partis du XXe siècle en voie de disparition,
macronistes de la 1e heure, macronistes de la 11e
heure, on en oublie. La bataille fait rage pour savoir qui aura
l’honneur de briguer la succession de Macron et se ridiculiser le 2 mai
prochain.
Il
y a Édouard Philippe avec ses casseroles judiciaires qui mijotent, et
ses accointances suspectes avec les narcotrafics du port du Havre.
Gabriel Attal muni de sa couscoussière de cocaïne et des vidéos de ses
chemsex. David Lisnard qui ne comprend rien et s’imagine que la France
est à l’image de sa ville de Cannes et ses boomers comateux qu’il y
croise. Bruno Retailleau candidat officiel du groupuscule LR en route
vers le glorieux score 2022 de Valérie Pécresse. Le plus répugnant de
tous François Hollande, le parjure des accords de Minsk et le président «
vomi par les Français » en 2017.
Ségolène Royal qui désormais ne pense qu’à une chose, foutre la merde.
Olivier Faure, au charisme d’une serpillière humide, et Boris Vallaud
qui le lui dispute. Bernard Cazeneuve lugubre croque-mort que personne
ne connaît. Thierry Breton la dernière niaiserie de ce pauvre François
Bayrou. L’assureur Xavier Bertrand notre Séraphin Lampion national à
nous qu’on a. Élisabeth Borne avec sa tête de pionne aigrie. Marine
Tondelier, bavarde comme une pie, mais complètement paumée dès qu’elle
quitte le 11e arrondissement de Paris. François Ruffin englué dans sa
collection de mensonges. Dominique de Villepin qui nous rejoue
éternellement son discours à l’ONU de 2003, alors que ce qui nous
intéresse, ce sont les explications sur le bradage des sociétés
d’autoroute au privé et les rétro commissions qui lui auraient rempli
les poches. Et maintenant on nous annonce l’intention de Macron de faire
une Medvedev en installant une marionnette pour récupérer le poste en
2032. Lecornu accompagné de son chien ont été présentés par les
domestiques de la presse mainstream pour faire le taf. Comme ça n’a pas
marché on a changé de cheval pour prendre Jean Castex. Avec cet argument
imparable qu’il aurait réussi à la SNCF ! Les usagers d’un service
public effondré apprécieront.
Et
puis il y en a un autre, que le parti socialiste est allé dénicher il y
a quelques années. Raphaël Glucksmann, fils de son père et comme lui
agent véhément de l’hégémonie guerrière américaine et partageant
scrupuleusement ses opinions. Affichant dès l’origine les deux
caractéristiques de ce genre de profession : la détestation de la
France, et le financement direct ou indirect par les agences
américaines. Prestement ripoliné par Olivier Faure, voilà qu’on le
présente désormais comme un patriote de « gauche ».
Une
fois le fou rire passé, on se demande ce que ce type fout là. Parce que
c’est quand même curieux, voilà quelqu’un sorti de nulle part lui aussi
(tiens tiens), intronisé tête de liste socialiste aux élections
européennes en 2018 et systématiquement présenté par tout le système
comme un perdreau de l’année, aux solides valeurs de gauche républicaine
et, pourquoi pas, présidentiable. En occultant bien sûr, son passé de
néocon américain, collaborateur appointé d’un tyran criminel géorgien et
de probable agent américain depuis l’origine. Affligé lui aussi d’un
charisme de serpillière humide, il fut totalement discret pendant tout
son premier mandat européen. Sa seule marque distinctive politique étant
sa liaison avec une speakerine de télévision particulièrement
inexpressive.
Mais depuis quelques temps on l’a vu à
nouveau pointer le bout du museau et les gazettes en ont assuré la
promotion comme futur candidat à la succession d’Emmanuel Macron en
2027. Personne de normalement constitué et disposant de quelques
neurones fonctionnels ne pouvait prendre cette hypothèse au sérieux.
Toutes ses apparitions faisant apparaître une consternante inconsistance
bovine, a priori complètement rédhibitoire. Il y eut certes le fameux
épisode où deux journalistes, Patrick Cohen et Thomas Legrand, modèles
de servilité macronienne furent surpris, comme curés au bordel, en
grande conversation avec des dirigeants du parti socialiste. Pour
discuter des modalités de la mise à la disposition du service public de
l’audiovisuel, à la candidature de l’ectoplasme, rien que ça. Malgré un
certain tintamarre, l’incroyable scandale fut absorbé. Et les
journalistes dévoyés, furent confirmés dans leur sale boulot. Nous
aurions dû être plus attentifs.
De prestations
calamiteuses en prestations si lamentables qu’elles en devenaient
terriblement gênantes, la routine s’est poursuivie. Et la perspective
même d’une candidature Glucksmann disparut des radars.
Mais Emmanuel Macron a de la suite dans les idées. Depuis le début, il a fait des soi-disant « ingérences étrangères
» un des éléments essentiels des manipulations, qu’il entend mettre en
œuvre pour truquer l’élection présidentielle de 2027. Il l’a annoncé dès
ses vœux de fin d’année 2025, et ses factotums les plus zélés (Barrot
et Nunez) sont passés à la mise en œuvre. Comprenons-nous bien, il
s’agit exclusivement des soi-disant « ingérences russes », les
américaines et les israéliennes bien réelles celles-ci ne sont
absolument pas concernées. De projets de loi, en création de commissions
indépendantes (défense de rire), en passant par l’invention du concept
fasciste « d’ingérence intérieure », la chasse aux mal-pensants a redoublé.
Concernant la Russie, petite alerte en mode test mi-juillet, avec l’annonce d’une « opération de désinformation russe
» dirigée contre Édouard Philippe. Personne n’a rien vu, rien entendu
et ne l’a par conséquent prise au sérieux. Comment les Russes qui ont
quand même d’autres chats à fouetter, pourraient-ils s’intéresser au
Fantomas du Havre. Et puis soudain, changement de braquet, nouvelle
alerte : les Russes attaquent ! Et cette fois-ci la cible de cette
nouvelle opération est le brillant Raphaël Glucksmann. Là non plus, il
n’y a rien, personne n’a rien vu ni entendu, mais ce coup-ci ça va
changer, parce que le système est en ordre de bataille. Et devinez qui
sont les premiers à porter le pet ? Le Canard enchaîné évidemment, qui
comme chacun sait travaille à la commande, et a été le déclencheur de
l’opération Fillon en 2017 aboutissant à l’élection de Macron. Auquel il
a manifesté depuis cette date une scrupuleuse indulgence. Pour faire
bon poids on implique Edwy Plenel, le célèbre Moustache fraudeur fiscal
est également travailleur à la commande. Et pourquoi pas le faux
opposant Blast généreusement soutenu financièrement par l’État ?
L’opération est grossière, mais Glucksmann lui-même se précipite,
soutenu bruyamment par toute la macronie. Le parti socialiste en tête
évidemment, mais aussi tous les journalistes de la presse mainstream y
vont de leurs commentaires outrés. Chacun vilipende ces horribles
moujiks, dénonce cet attentat contre une démocratie française en si
bonne santé, cette volonté de déstabiliser notre société. Il ne manque
personne pour venir au secours de la république menacée. La grossière
opération macronienne est plus qu’évidente, mais au sein de la cohorte
outrée on procède par affirmations. Il n’y a personne pour réclamer la
publication des éléments permettant de caractériser la réalité de
l’horrible agression. Ou pour se demander ce que les Russes là aussi,
qui ont quand même quelques problèmes sérieux à régler, auraient à faire
de l’infinitésimal Glucksmann.
Jusqu’à
Jean-Luc Mélenchon qui publie un tweet absolument consternant dans
lequel il se range directement derrière Emmanuel Macron dans la
dénonciation de l’ingérence russe en réclamant même l’activation de
textes répressifs liberticides (!!!) pour mettre fin à ces « ingérences étrangères
». Pour faire bon poids on parle de l’ingérence israélienne de
Toulouse, mais cela ne trompe personne. Il s’agit bien d’un alignement
derrière une opération venue directement de l’Élysée. Alignement qui dit
plusieurs choses.
Depuis 2017 où il n’avait pas
appelé à voter Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle,
Jean-Luc Mélenchon l’a toujours soutenu après son virage Terranova de
2018. En 2022 que ce soit au deuxième tour de la présidentielle ou lors
des législatives bizarrement transformées en élections pour un premier
ministre (!!!). Il l’a même ensuite carrément sauvé, en 2024 en
inventant un soi-disant front républicain, qui n’a eu pour effet que de
maintenir Macron au pouvoir, alors que sa défaite politique aurait pu
être totale, et son départ par destitution ou démission obtenu. Ces
trois ans de répit pour Macron, de cauchemar supplémentaire pour la
France, c’est à Jean-Luc Mélenchon que nous devons. Avec un groupe
parlementaire macronien qui aurait dû disparaître, trois ans de
Braun-Pivet maintenue au perchoir, un parti socialiste revigoré, avec
François Hollande ressuscité d’extrême justesse, soutenant sans
participer le gouvernement Lecornu.
Et comme le
feuilleton grotesque se poursuit, Mélenchon en remet une couche. Gabriel
Attal englué dans une attaque boomerang contre les gens du voyage avec
laquelle il se ridiculise, cherche la parade. Toute trouvée ! Le voilà
qui glapit : « moi aussi, moi aussi je suis ingéré ! Moi aussi les moujiks m’ingèrent
» donnant une ampleur supplémentaire à la farce. Et cette fois-ci le
patron de LFI, après NUPES, NFP, Front républicain, ne propose rien de
moins qu’un grand « Front Commun »
avec les candidats de l’extrême centre qui passent leur temps à
l’injurier en le traitant d’antisémite ! Pour recevoir immédiatement une
réponse enthousiaste de Lecornu. Et comme première étape pour cette
nouvelle grande alliance, Mélenchon insiste pour l’adoption d’un texte
liberticide.
Mais quand on y réfléchit, comment être
surpris ? On peut considérer que l’enjeu essentiel de la présidentielle
de 2027 est bien de mettre fin au système Macron, dernier fondé de
pouvoir en date de l’oligarchie néolibérale. De casser les reins de
l’expérience de l’extrême centre fascisant que celui-ci met en œuvre. De
rouvrir enfin, par effet de rupture, un nouveau champ des possibles. Et
ceci dans l’intérêt de la France. Mais pourquoi voudrions-nous que
Jean-Luc Mélenchon partage cette analyse et même ces objectifs ? Amélie Ismaeli a réalisé un travail de recension
de toutes les occurrences utilisées depuis neuf ans pour accuser les
Russes. De l’opposition à la réforme des retraites, en passant par les
gilets jaunes, les punaises de lit, l’affaire Epstein etc. etc. jusqu’à
la dernière, l’accusation d’avoir mis le feu à la forêt des Landes.
Avec son ralliement au thème des « ingérences russes
» utilisées depuis l’origine par le système Macron pour toutes les
manifestations d’opposition à la mise en œuvre de ses politiques par le
psychopathe de l’Élysée, Jean-Luc Mélenchon vient de nous donner la
réponse. Il doit savoir que s’il atteint le deuxième tour de la
présidentielle, il ne sera pas élu président de la République. Même ce
soudain alignement sur le macronisme ne pourra pas lui garantir la
possibilité d’un nouveau front républicain au deuxième tour contre
Marine Le Pen. Ses objectifs sont probablement plus simples, plus
prosaïques, plus personnels. L’intérêt national n’y pèse pas lourd.
Politicien professionnel socialiste il a été toute sa vie, politicien
professionnel socialiste il restera. Sa meilleure chance sera de
renforcer son groupe parlementaire, de continuer à diriger son «
mouvement gazeux » et de remplacer définitivement et enfin le parti
socialiste. Ceux qui espéraient plus pour notre pays, dont l’auteur de
ces lignes, sont des rêveurs. Dans la partie historique qui est en train
de se jouer, la place de Mélenchon sera celle d’un figurant.
En
attendant, ce que l’épisode Glucksmann vient de nous apprendre, ou
plutôt de nous confirmer des intentions d’Emmanuel Macron, c’est sa
volonté maintenue de tenter de truquer l’élection. À l’aide de la
soi-disant lutte contre les « ingérences russes
» et avec l’investiture qu’il vient de donner par système macronien
interposé au catastrophique Raphaël, devenu par cette opération son
candidat marionnette officiel. Il est probable que rien de tout cela ne
marchera. Les marges de manœuvre du kéké de l’Élysée sont désormais
beaucoup trop étroites. La haine du pays est trop forte, sans compter
celle de ceux de son camp que le pervers a tant humiliés, et devant le
spectacle des fourches qui se rapprochent, une partie de ceux qui l’ont
soutenu et protégé l’ont désormais lâché. Et face à l’iceberg qui se
rapproche, ils ont réservé leur place dans les canots.
Quant à Glucksmann, comme Macron, il finira dans les poubelles de l’histoire.
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