mercredi 27 mai 2026

Le pélerinage à Kiev des euro-atlantistes

 https://pgibertie.com/2026/05/26/avant-on-allait-a-colombey-maintenant-retailleau-et-philippe-font-le-pelerinage-a-kiev-pour-affirmer-le-soutien-a-zelensky-a-lotan-et-a-la-corruption/

Avant on allait à Colombey, maintenant Retailleau et Philippe font le pèlerinage à Kiev pour affirmer le soutien à Zelensky, à l’OTAN et à la corruption

Autrefois, pour les candidats de droite (et parfois au-delà), le passage obligé était le pèlerinage à Colombey-les-Deux-Églises, sur la tombe du général de Gaulle. Aujourd’hui, c’est Kiev.

  • Colombey symbolisait l’héritage gaulliste : souveraineté nationale, indépendance vis-à-vis des blocs, « la France libre », etc. C’était un rituel quasi-obligatoire pour les prétendants à la présidentielle (surtout à droite) autour du 9 novembre, anniversaire de la mort du Général.
  • Kiev est devenu le nouveau rite de passage : il faut aller montrer son soutien inconditionnel à l’Ukraine, à Zelensky, à l’OTAN et à la ligne atlantiste dominante. C’est le marqueur de sérieux international pour les candidats du centre et de la droite classique en 2026-2027.

Bruno Retailleau et Édouard Philippe viennent tous les deux de faire ce « pèlerinage à Kiev » à quelques jours d’intervalle. C’est très commenté dans les milieux souverainistes, qui y voient le signe d’un parti UMP LR vidé de sa substance (indépendance nationale) au profit d’un alignement euro-atlantiste.La formule circule beaucoup en ce moment :

« Avant, on allait à Colombey. Maintenant, on va à Kiev. »

C’est une critique de la transformation idéologique d’une partie de la droite française : on passe d’un hommage à la souveraineté gaullienne à un alignement stratégique sur Washington et Bruxelles via le conflit ukrainien.

Retailleau choisit l’Ukraine pour démarrer sa compagne , au moment où le régime célèbre le retour des cendres du criminel et collabo nazi Melnyk. Tristes symboles https://pgibertie.com/2026/05/22/retailleau-choisit-lukraine-pour-demarrer-sa-compagne-au-moment-ou-le-regime-celebre-le-retour-des-cendres-du-criminel-et-collabo-nazi-melnyk-tristes-symboles/ via

@GibertiePatrice

Heureusement ni l’un ni l’autre ne sont gaullistes

Édouard Philippe : Il a bien commencé sa carrière au RPR (Rassemblement pour la République) vers le milieu des années 1990 (1995-2002), avant de rejoindre l’UMP à sa création en 2002. Il était alors proche d’Alain Juppé.

Bruno Retailleau : Pas directement au RPR. Il était au Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers de 1994 à 2010 (plutôt souverainiste/droite conservatrice). Il n’a rejoint l’UMP qu’autour de 2010-2012, donc après la dissolution du RPR dans l’UMP. Il n’était pas issu des « vieux réseaux RPR » traditionnels (d’où certaines tensions internes aux Républicains).

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire