Le
système médiatique mainstream appartenant à la ploutocratie, est par
nature destiné à produire une image faussée du réel. L’objectif est bien
sûr d’imposer une idéologie qui est celle de la classe dominante. Marx
et Engels avec Gramsci et Lukacs à leur suite nous l’ont bien expliqué,
l’idéologie étant un des enjeux de la lutte des classes.
Le
néolibéralisme autoritaire installé par les socialistes français dans
notre pays depuis 40 ans a minutieusement détruit le système
d’organisation de la presse nationale mis en place après la deuxième
guerre mondiale. Les médias français sont désormais entièrement entre
les mains d’un groupe limité d’oligarques, jusqu’au service public
abâtardi, verrouillé par Macron, le fondé de pouvoir mis en place par
ces oligarques. De mensonges en mensonges, de dévoiements en
dévoiements, de propagandes ineptes en propagandes stupides, les médias
français ont vu leur influence s’éroder et donnent actuellement le
spectacle de son effondrement. La simple confiance dans ce qu’ils
produisent et simplement anéantie.
Le XXIe siècle nous a apporté
Internet et surtout l’explosion des réseaux sociaux, où comme dans tout
l’Occident la majorité des peuples va désormais s’informer. Cette donnée
incontournable que toutes les études reflètent a d’abord provoqué
l’inquiétude qui s’est maintenant transformée en panique.
Les oligarques
dominants et leurs domestiques ont d’abord commencé à verrouiller leur
propre système. Pour ne prendre qu’un exemple le sort fait au magazine
Marianne créé par Jean-François Kahn en est l’illustration. L’oligarque
étranger propriétaire, après avoir déployé tous ses efforts pour en
modifier une ligne éditoriale vaguement populiste de gauche, a utilisé
la manière forte. Tous les récalcitrants dehors, l’imposteur Frédéric
Taddei au verrouillage, accompagné de la capitulation en rase campagne
de Natacha Polony occupée paraît-il à préparer (sans rire ?) une
candidature à la présidentielle 2027. Marianne est désormais un torchon
pro-génocide délivrant des opérations de lynchage médiatique à la
commande.
Mais pendant ce temps, le tsunami numérique se
poursuit. Et tout le monde sait bien que quoi que chaotique, c’est bien
le chemin qui permet l’accès au réel. Et là on parle non seulement de
l’explosion des nouveaux médias, mais également et c’est essentiel, des
réseaux sociaux par lesquels les citoyens se parlent. Alors, à
l’inquiétude a succédé le désarroi, puis désormais la panique.
Et l’on
assiste au spectacle d’une caste affolée cherchant désespérément à
stopper l’inondation qui les submerge, et ne voyant son salut que dans
une censure finalement impraticable. Parce que s’imaginer que les
brochettes d’incapables et d’ignorants qui tentent de construire des
remparts de sable, vont arriver à leurs fins, est une illusion. Même
s’il faut combattre ces nuisibles sans merci pour ce qu’ils sont,
c’est-à-dire des ennemis de la Nation et de la démocratie, il ne faut
pas non plus se laisser guider par la peur. La première raison étant que
l’on a quand même affaire pour certains de ces « décideurs »,
c’est-à-dire ceux qui temporairement, tiennent encore le manche, à de
sombres nullités. Le spectacle d’une incompétence vertigineuse,
récemment donné par un certain Laurent Lafont, adepte de la répression
de « l’ingérence intérieure », auditionnant le patron français de YouTube, est quand même là pour le démontrer.
Les
différentes séquences auxquelles on a assisté depuis quelques semaines,
sont là pour convaincre que si ces gens sont dangereux, ils ne
maîtrisent plus grand-chose. Toutes les tentatives récentes de
diversion, Butch, Fédorova, ingérences russes, tombent à plat malgré
l’importance des moyens.
Les glapissements de douleur des minuscules
Glucksmann, Attal et autres Philippe, pour avoir été « ingérés »
suscitent massivement quolibets et éclats de rire.
Et on prévoit une
course à l’échalote au sein de la trentaine de candidats (valeur du
jour) de l’extrême centre qui ont des velléités de candidature à la
présidentielle. « L’ingérence » russe fantasmée
étant perçue comme critère de légitimité. Au point où on en est de la
farce, vous allez voir que le Conseil constitutionnel va l’exiger pour
la recevabilité des dossiers de candidature…
Mais on a
quand même l’impression que cette histoire « d’ingérence », évidemment
utilisée directement par Macron pour tenter de sauver son système, a
provoqué un phénomène désormais extrême.
Non seulement la presse
française dit absolument n’importe quoi sur tous les sujets, mais il ne
s’agit plus de propagande, de réalités arrangées, de mensonges par
omission plus ou moins subtils, mais carrément d’une prise de congé avec
le réel. Même si celui-ci est évident, même si une recherche de
quelques secondes sur Internet ou les réseaux permet d’y accéder, tous
les journaux, toutes les émissions d’information télévisée, toutes les
chaînes d’infos décrivent rigoureusement le contraire.
Que ce soit
sur le plan interne ou sur le plan international, le bloc élitaire, la
caste médiatico-politique et leur presse ont basculé dans une forme de
folie. Car désormais il s’agit moins d’influencer ou de convaincre, que
de se rassurer en affirmant un monde qui n’existe pas.
Car comme le disait Jean Gabin dans « Les grandes familles » :
« Non mais ils y croient ma parole ! »
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire