Arrivé
à l’âge d’homme (18 ans) en 1968, j’ai traversé les « événements » qui
m’ont offert une éducation politique accélérée. D’abord très rapidement,
une défiance qui se transforma en aversion pour le « mai étudiant », ce
14 juillet des couches moyennes, qui installa au premier plan une
collection d’imposteurs corrompus que nous avons dû supporter, certains
depuis 60 ans ! Ensuite le spectacle du « mai ouvrier » qui m’a
convaincu que c’était du côté de la classe ouvrière qu’il fallait
s’engager. S’il y eut quelques victoires, il a fallu encaisser une
sacrée collection de défaites. Dont les 10 ans de macronisme ont été la
résultante. À laquelle il sera peut-être possible de mettre fin au mois
de mai prochain.
Et comme par hasard, dans le foutoir politique que
connaît la France, ressortent les plus vilaines figures qui nous furent
infligées pendant ces 60 ans. Et voilà qu’on nous offre le pire du pire
avec le concentré d’imposture le plus infect, celui de Daniel
Cohn-Bendit, qui vient de claquer au visage du petit voyou politique
Raphaël Glucksmann, un baiser que l’on espère de la mort.
Tout
y est, celui qui incarne la dépravation de la génération des boomers,
et le fils de celui qui fut des pires trahisons. Faux marxiste préposé
par la bourgeoisie au tir dans le dos contre les peuples en lutte. Il y a
quelques années, j’avais publié un article racontant Cohn-Bendit.
C’était les débuts du macronisme, et même si mon aversion était déjà
entière, le ton était trop modéré. Faute de temps et d’énergie pour le
refaire « valeur du jour », on va le recycler. J’avais également gratifié André Glucksmann d’une courte oraison funèbre lors de sa disparition que je terminais par la phrase : « il ne me manquera pas ». Manque de pot, il s’est reproduit et nous a fourgué son fils.
Raphaël
Glucksmann quant à lui, agent américain génétique, une fois ripoliné
comme étant de gauche (défense de rire), a été choisi par les
socialistes français pour les représenter. Le mensonge est totalement
grossier, mais comme le fiston n’a pas l’épaisseur venimeuse de son
père, cette opération a rapidement tourné à la farce. Et ce d’autant
qu’Internet gardant tout, et compte tenu du poids des réseaux, il est
plus facile de dévoiler le caractère grossier de cette ultime manœuvre
d’un système aux abois.
Voilà maintenant que le conscient de la
catastrophe, on a demandé à Cohn-Bendit, de reprendre du service. Et
instantanément le système médiatique mainstream de se mettre en ordre de
marche, affichant partout le visage de l’escroc fourbu.
Avec de tels soutiens, inutile pour les moujiks de continuer à « ingérer » Glucksmann.
Il fait ça très bien tout seul.
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