vendredi 26 juin 2026

L'Iran conteste les revendications américaines sur les fonds gelés

 https://www.rt.com/news/642200-iran-denies-us-trash-talk/

            Le principal négociateur iranien a accusé Washington d'exporter des « pourparlers stériles ».

Publié le 26 juin 2026 à 04h38 


Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a démenti que les avoirs dégelés du pays seraient utilisés pour acheter des produits agricoles américains. Ses déclarations contribuent aux interprétations divergentes de l'accord de paix intérimaire américano-iranien signé le 17 juin.

« L’Amérique prétend à tort que nos avoirs dégelés vont racheter leur produits  agricoles. Intéressant. La seule récolte que nous faisons, c’est celle que vous avez semée : des décennies de méfiance. Elle est naturelle, abondante et locale », a écrit Ghalibaf sur X jeudi.

« Mais apparemment, les États-Unis n’exportent que du soja OGM, des promesses non tenues et des paroles en l’air », a-t-il ajouté.

Aux termes du protocole d’accord (MoU) cité par les médias, les États-Unis ont convenu qu’un montant non précisé d’actifs gelés en vertu des sanctions seraient « mis à la disposition de l’Iran » lors de la mise en œuvre de l’accord.

Le président américain Donald Trump a affirmé qu'une partie des fonds serait consacrée à l'achat de blé, de soja et de maïs américains. Il a fait cette déclaration après que certains de ses alliés ont critiqué le mémorandum, le jugeant fortement favorable à l'Iran. Le sénateur républicain Ted Cruz, du Texas, a soutenu qu'envoyer de l'argent à l'Iran serait « une très mauvaise idée ».

Plus tôt cette semaine, l'Iran a déclaré que la poursuite des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah au Liban violait le protocole d'accord, qui stipule que les parties déclarent la « cessation immédiate et permanente » des combats dans ce pays du Levant.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a accusé des « alliés iraniens » dans la région d'avoir saboté l'accord, tandis que l'Iran a condamné le « militarisme et l'interventionnisme américains » et a accusé les États-Unis de soutenir Israël.

Les deux parties s'opposent également sur le statut du détroit d'Ormuz. Les États-Unis insistent sur le fait que l'Iran n'a pas le droit de percevoir de droits de passage sur les navires qui le traversent. Ce détroit est par ailleurs le siège d'environ un quart du commerce mondial de pétrole et de GNL par voie maritime. L'Iran, quant à lui, affirme avoir le droit de percevoir des frais de service.

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