« La justice a trouvé une solution pour réduire le nombre d’affaires à traiter : ne pas les traiter justement. Et les classer sans suite ».
« Ce n’est pas de la justice, c’est du tri de dossiers. »
En 2018, une femme de 77 ans porte plainte pour abus de faiblesse. Son avocate affirme disposer des preuves et de l’identité des auteurs. Quatre ans plus tard, l’affaire est classée sans suite. Pourquoi ? Selon les révélations d’« Envoyé Spécial », une circulaire d’Eric Dupont-Moretti demandait de réduire le stock de procédures en attente dans les commissariats et les gendarmeries. Pour Me Caty Richard, le scandale est total :
« On classe l’affaire non pas parce qu’il n’y a pas d’infraction ou d’auteur, mais parce qu’il faut apurer les stocks. »
En 2022, un rapport de l’Inspection générale de la justice recommandait même de « généraliser la pratique de classement sans suite » pour réduire un stock qui représentait encore 1,2 million d’affaires. Pendant ce temps, le ministre se félicitait d’une baisse de 30 % des procédures. Et après on nous demande de croire en la justice.
Charbel Lakisse, X/Twitter, le 12 juin 2026
Source : « Les naufragés de la justice » – Envoyé Spécial (France 2)
A partir de 42:09s :
(Envoyé Spécial, 12 juin 2026)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire